Je suis dans l'incompréhension la plus totale de mes propres sentiments. Comme un tourbillon apocalyptique qui ne s'arrête jamais. Un mélange que trop subtile entre sentiments nouveaux et passés. Je suis troublé, mes pensées s'effacent, s'échangent, se combattent les unes les autres dans des batailles sans fin. Je ne sais quoi penser, quoi dire ou quoi haïr. Moi peut-être ? Ce serait trop facile. J'ai une immense culpabilité, suivi d'un grand désordre émotionnel et d'une envie de fumer. Mon cœur ? J'ai l'impression de ne plus le sentir. Lui est sur de ce que je veux et de ce que je ressens parfois, mais mon esprit revient le tourmenter encore et encore. Je ne sais que faire alors j'écris... Les souvenirs jaillissent et je pense que se sont eux qui me provoque le plus de peine car je ne peux ni les contrôler ni les changer. Je me souviens de la pluie, des larmes, des bus qui passaient à coté de moi et de ces inconnus. Je me souviens du froid, du vent et de la violence du rejet, de ces propos. Mais le pire, c'est que je me souviens surtout de sa peau, des rires, des musiques et des regards. Alors, l'incertitude mêlée à a culpabilité monte et s'accroche à ma gorge, tel un lier étouffant. J'ai la boule au ventre, les larmes aux bords des paupières, les doigts qui tremble et la tète qui tourne. Je n'ai aucun répits. Et j'ai alors l'impression que la situation elle-même est une drogue pour moi, une drogue destructrice. Je n'ai plus gout en rien, je mange à peine, je pense sans arrêt à ce que je ne devrais pas...Est-ce de ma faute ? On me dit que non. Que dois-je faire ? Peut-être essayer d'être honnête avec moi-même.Tout ça m'étouffe, je veux sortir, courir sous une nouvelle pluie Pourtant je reste dans mon lit, immobile, sans pouvoir ouvrir mes lèvres et là je sais que je vais recommencer puisqu'il est là.