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Biographie

Date de naissance 1er juillet 1955 (64 ans)
Lieu de naissance Nice (Alpes-Maritimes, France)
Nationalité française
Parti politique RPR (jusqu'en 2002), UMP (2002-2015), LR (depuis 2015)
Conjoint Dominique Sassone (divorcés), Laura Tenoudji (depuis 2016)
Profession Pilote motocycliste
RĂ©sidence Nice

christian estrosi, france, and politics image

Christian Estrosi, né le 1er juillet 1955 à Nice, est un sportif motocycliste et homme politique français, membre du parti Les Républicains.

Ancien président du conseil général des Alpes-Maritimes, membre de plusieurs gouvernements, député pour les Alpes-Maritimes, président de la région Provence-Alpes-CÎte d'Azur, il est président de la métropole Nice CÎte d'Azur depuis 2012 et maire de Nice de 2008 à 2016 puis à nouveau depuis 2017.

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Famille et vie privée

Christian Estrosi, fils d’un immigrant italien, dĂ©bute d'abord comme pilote de grand prix motocycliste (quatre fois champion de France entre 1974 et 1979, et vainqueur de deux Ă©preuves mondiales 750 cm3 au Circuit de Dijon-Prenois, en 1976 et 1977), carriĂšre pour laquelle il abandonne le lycĂ©e : il n'a donc pas le baccalaurĂ©at, ce qui lui vaudra plus tard le surnom de « motodidacte », donnĂ© par ses adversaires.

Il est divorcé de Dominique Sassone, fille de Jean Sassone (1931-2006, adjoint au maire de Nice de 1977 à 1995) et sénatrice depuis 2014. Il est en couple depuis début 2016 avec Laura Tenoudji, chroniqueuse dans l'émission Télématin sur France 2 qu'il a épousée le 12 novembre 2016 à Nice

De son premier mariage, il a deux filles, Laetitia et Laura, nées en 1985 et 1988. L'annonce de la grossesse de sa deuxiÚme épouse, Laura Tenoudji paraßt dans les médias le 9 mai 2017. Le 5 août 2017, elle donne naissance à une fille, prénommée Bianca

CarriĂšre professionnelle

AprĂšs une carriĂšre sportive, il devient concessionnaire de la marque japonaise Kawasaki dans son magasin de la rue CaĂŻs-de-Pierlas Ă  Nice

Parcours politique

DĂ©buts

Avec l’appui du maire de Nice de l'Ă©poque, Jacques MĂ©decin, il se lance dans la politique. Il est Ă©lu en 1983 conseiller municipal de Nice. Il devient alors l'adjoint aux sports de Jacques MĂ©decin. En 1989, il est Ă©lu Ă  la tĂȘte du comitĂ© dĂ©partemental de la fĂ©dĂ©ration RPR des Alpes-Maritimes.

Il appartient à la Grande Loge nationale française (GLNF) de 1983 à 1988

Député pour les Alpes-Maritimes

En 1988, il est Ă©lu dĂ©putĂ© dans la cinquiĂšme circonscription des Alpes-Maritimes (Nice–Montagne) aprĂšs avoir battu au second tour Jean-Hugues Colonna (PS).

Il est élu en 1993 dans une autre circonscription, la deuxiÚme circonscription des Alpes-Maritimes (Nice centre). Le 16 décembre 1993, le Conseil constitutionnel annule le scrutin, et déclare inéligible Christian Estrosi pour une déclaration des comptes de campagne considérée comme frauduleuse, ce dernier n'ayant pas déclaré des dépenses supportées par l'association « Les Amis de Christian Estrosi » durant la campagne. Il retrouve son siÚge de député pour la 5e circonscription en 1997 et est réélu en 2002.

Christian Estrosi a Ă©tĂ© rapporteur en 2002 et 2003 Ă  l'AssemblĂ©e nationale des lois sur la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure. À ce titre, il est auteur d'un amendement pĂ©rennisant les dispositions des articles 29, 30 et 31 de la loi sur la sĂ©curitĂ© quotidienne du 15 novembre 2001, adoptĂ©e Ă  la suite des attentats du 11 septembre 2001. Ces dispositions destinĂ©es Ă  la lutte anti-terroriste devaient prendre fin initialement le 31 dĂ©cembre 2003. Il est rapporteur, en 2009, de la loi sur les violences en bande.

Le 10 juin 2007, il est rĂ©Ă©lu dĂ©putĂ© dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes en obtenant 60,08 % des voix dĂšs le premier tour de l'Ă©lection lĂ©gislative. À la faveur de la dĂ©mission de son supplĂ©ant, Charles-Ange GinĂ©sy, le 1er avril, il est rĂ©Ă©lu dĂ©putĂ©, le 25 mai 2008, avec 69,37 % des voix au second tour aprĂšs une participation insuffisante au premier pour assurer son Ă©lection directe. Il est rĂ©Ă©lu en 2012. Le 29 mars 2016, il dĂ©missionne de l'AssemblĂ©e nationale

Président du conseil général des Alpes-Maritimes

En 1985, élu dans le canton de Nice 8, il entre au conseil général des Alpes-Maritimes.

Christian Estrosi est Ă©lu conseiller gĂ©nĂ©ral dans le canton de Saint-Étienne-de-TinĂ©e en 2001, avec plus de 80 % des voix dĂšs le premier tour. Dans la foulĂ©e, il est Ă©lu premier vice-prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral des Alpes-Maritimes. Le 18 septembre 2003, Ă  la suite de la dĂ©mission de Charles GinĂ©sy, Christian Estrosi est Ă©lu prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral des Alpes-Maritimes. Il est rĂ©Ă©lu Ă  la tĂȘte de l'assemblĂ©e dĂ©partementale en mars 2004, Ă  l'issue des Ă©lections cantonales.

Le 20 mars 2008, il est réélu président du conseil général des Alpes-Maritimes. Il peut cumuler durant un certain temps les fonctions de président du conseil général et de maire de Nice en raison d'un recours en annulation déposé devant le tribunal administratif de Nice contre son élection par le Parti radical de gauche, à l'occasion du premier tour des élections municipales

Christian Estrosi dĂ©missionne finalement de la prĂ©sidence du conseil gĂ©nĂ©ral des Alpes-Maritimes le 14 dĂ©cembre 2008, aprĂšs cinq annĂ©es passĂ©es Ă  la tĂȘte de l'exĂ©cutif dĂ©partemental. Éric Ciotti, lui succĂšde le 18 dĂ©cembre 200815. FrappĂ© par les rĂšgles sur la limitation du cumul des mandats, aprĂšs la validation dĂ©finitive des rĂ©sultats des Ă©lections municipales de Nice par le Conseil d'État, Christian Estrosi dĂ©missionne de son mandat de conseiller gĂ©nĂ©ral des Alpes-Maritimes le 11 juin 2009

Membre des gouvernements Villepin et Fillon

Le 2 juin 2005, il est nommĂ© ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  l'AmĂ©nagement du territoire auprĂšs du ministre d'État, ministre de l'IntĂ©rieur et de l'AmĂ©nagement du territoire, Nicolas Sarkozy, dans le gouvernement Dominique de Villepin. DĂšs sa nomination, il se saisit des dossiers des pĂŽles de compĂ©titivitĂ©, puis des pĂŽles d'excellence rurale. Dans un souci d'Ă©quitĂ© envers l'ensemble du territoire, Christian Estrosi s'est engagĂ© Ă  ce que 100 % des communes françaises aient accĂšs au haut dĂ©bit, Ă  la tĂ©lĂ©phonie mobile, mais aussi Ă  la tĂ©lĂ©vision numĂ©rique. Pendant les derniers mois de sa fonction, il prend position en faveur du ferroutage et du transport fluvial.

Du 19 juin 2007 au 17 mars 2008, il est secrĂ©taire d'État chargĂ© de l'Outre-mer auprĂšs du ministre de l'IntĂ©rieur, de l'Outre-mer et des CollectivitĂ©s territoriales, MichĂšle Alliot-Marie, dans le gouvernement François Fillon II. En tant que membre du gouvernement chargĂ© de l'Outre-mer, il dut s'excuser pour avoir louĂ© un jet privĂ© pour un montant de 138 000 euros afin de se rendre aux États-Unis au lieu d'utiliser une ligne rĂ©guliĂšre. De plus, aprĂšs avoir fait adopter une loi censĂ©e mettre un terme Ă  l'instabilitĂ© politique chronique en PolynĂ©sie française, celle-ci s'est rĂ©vĂ©lĂ©e inefficace[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Ses dĂ©tracteurs pointent alors le manque de dialogue avec les Ă©lus ultra-marins concernĂ©s.

Suivant la promesse faite lors de la campagne de l'élection municipale de Nice, il démissionne de ce portefeuille ministériel le 17 mars 2008 pour se consacrer à plein temps à son poste de maire

Le 23 juin 2009, Christian Estrosi revient nĂ©anmoins au gouvernement Fillon II en qualitĂ© de ministre auprĂšs de la ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargĂ© de l’Industrie. Le 14 novembre 2010, il est remplacĂ© Ă  ce poste par Éric Besson, Ă  l'occasion de la nomination du gouvernement Fillon III.

Maire de Nice et président de structures intercommunales

Le 21 octobre 2007, il annonce ĂȘtre candidat Ă  la mairie de Nice, dont la gestion par le sĂ©nateur UMP Jacques Peyrat est contestĂ©e. Durant la campagne, il affirme souhaiter que la gestion de la ville devienne « plus honnĂȘte et plus transparente », reprenant en cela un discours partagĂ© par la plupart des candidats. Au second tour du scrutin municipal, le 16 mars 2008, il arrive en tĂȘte avec 41,33 % des suffrages, dans une triangulaire face au candidat de gauche Patrick Allemand (PS, 33,17 %), et au maire sortant, Jacques Peyrat (DVD, 25,50 %). Il est officiellement Ă©lu maire de Nice par le nouveau conseil municipal le 21 mars 2008.

Le 18 avril 2008, il est élu président de la communauté d'agglomération Nice-CÎte d'Azur (CANCA), devenue, fin 2008, communauté urbaine Nice CÎte d'Azur (NCA). Le 9 janvier 2012, Christian Estrosi est élu président de la métropole Nice CÎte d'Azur, structure résultant de la fusion de la NCA avec trois communautés de communes des Alpes-Maritimes

Candidat Ă  un nouveau mandat de maire de Nice, sa liste arrive en tĂȘte au second tour des Ă©lections municipales, le 30 mars 2014, Ă  l'issue d'une quadrangulaire, devançant celle de la candidate du FN et celle du candidat de la gauche et candidat DVD. Christian Estrosi est rĂ©Ă©lu maire de Nice par le nouveau conseil municipal le 4 avril 2014.

En février 2016, la chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-CÎte d'Azur rend public un rapport critique de la gestion de la ville par le maire depuis 2008. Celui-ci pointe la situation financiÚre « préoccupante » de Nice, dont la dette est passée en huit ans de 367 millions d'euros à plus de 500 millions d'euros et qui présente « plusieurs irrégularités » s'agissant de la gestion des ressources humaines, notamment concernant le temps de travail réellement effectué par les agents communaux. Elle pointe également des primes versées en toute irrégularité et la mauvaise gestion financiÚre de l'Opéra municipal

Afin de respecter la nouvelle loi sur le cumul des mandats, il démissionne de celui de maire de Nice, et échange son poste avec son premier adjoint Philippe Pradal

Responsabilités à l'UMP et aux Républicains

Christian Estrosi occupe de multiples fonctions au sein de l'UMP dÚs la fondation de celle-ci : conseiller politique de l'UMP de 2002 à 2005, secrétaire national de l'UMP chargé des Fédérations de 2004 à 2005, secrétaire général adjoint de l'UMP du 30 juin 2008 au 24 janvier 2009, président départemental de la fédération UMP des Alpes-Maritimes depuis 2002, conseiller politique de l'UMP depuis 2009.

À l'occasion du congrĂšs de novembre 2012, il soutient la candidature de François Fillon. En janvier 2013, dans le cadre de la direction « partagĂ©e » entre Jean-François CopĂ© et François Fillon, il devient vice-prĂ©sident de l’UMP avec cinq autres personnalitĂ©s du parti, en plus du vice-prĂ©sident dĂ©lĂ©guĂ© Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Le 4 décembre 2014, Christian Estrosi est nommé, par le nouveau président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, président de la Commission nationale d'investitures30. Il est remplacé en novembre 2016 par Jean-François Lamour.

Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire prĂ©sidentielle des RĂ©publicains de 2016, aprĂšs avoir critiquĂ© sa stratĂ©gie Ă  l'Ă©gard du FN lors des Ă©lections rĂ©gionales de 2015. Le 29 aoĂ»t, il est nommĂ© porte-parole sur les questions Ă©conomiques. Il soutient timidement François Fillon lors du second tour. Par la suite, son attitude ambivalente Ă  l'Ă©gard de Fillon (il critique notamment la place du mouvement Sens commun au sein de LR) lui vaut les huĂ©es des militants. En avril 2017, Le Parisien indique que Christian Estrosi a rencontrĂ© « discrĂštement » le chef des investitures d’En Marche en vue des Ă©lections lĂ©gislatives

Conseil régional de Provence-Alpes-CÎte d'Azur

De 1992 Ă  2002, il est conseiller rĂ©gional de Provence-Alpes-CĂŽte d'Azur. En mars 1998, aprĂšs avoir Ă©tĂ© six ans premier vice-prĂ©sident du conseil rĂ©gional, il tente d'empĂȘcher l'Ă©lection d'un prĂ©sident de rĂ©gion socialiste par un accord avec le Front national local. Jean-Marie Le Chevallier, alors maire FN de Toulon, explique qu'il devait, aux termes de cet accord, prendre la prĂ©sidence du conseil rĂ©gional avec Christian Estrosi comme vice-prĂ©sident. Mais les pressions des dirigeants nationaux du RPR et la volontĂ© de Jean-Marie Le Pen de se prĂ©senter conduisent finalement Ă  l'Ă©lection du socialiste Michel Vauzelle. Christian Estrosi dĂ©missionne de son mandat de conseiller rĂ©gional en 2002 pour cause de cumul des mandats. InterrogĂ© en 2013 alors qu'il exerce dix fonctions Ă©lectives et politiques, il se dĂ©clare favorable au cumul des mandats

En vue des Ă©lections rĂ©gionales de dĂ©cembre 2015, il est dĂ©signĂ© pour conduire la liste Les RĂ©publicains-UDI dans la rĂ©gion Provence-Alpes-CĂŽte d'Azur. Au premier tour, il se place en deuxiĂšme position avec 26,5 % des voix, derriĂšre la liste FN de Marion MarĂ©chal, qui obtient 40,6 % des voix. Il dĂ©clare alors que celle-ci « reprĂ©sente un danger immense pour notre vivre-ensemble » et que la PACA « ne doit pas ĂȘtre le laboratoire de l’extrĂȘme-droite, du sectarisme, de la violence, la nĂ©gation du droit des femmes et des valeurs de la RĂ©publique ». Le candidat socialiste Christophe Castaner se retire pour favoriser sa victoire, tandis que le Premier ministre Manuel Valls appelle Ă  voter pour lui. Il remporte le second tour le 13 dĂ©cembre avec 54,78 % des voix, la liste conduite par Marion MarĂ©chal rĂ©alisant le meilleur score jamais obtenu par le FN dans une rĂ©gion (45,22 %)

Christian Estrosi est élu président du conseil régional de Provence-Alpes-CÎte d'Azur le 18 décembre 2015 grùce au retrait du PS en sa faveur pour contrer le FN. Il déclare alors : « Nicolas Sarkozy est un ami mais, contrairement à lui, je ne pense pas que nous devions tenir un discours toujours à droite. Plus on va à droite, plus on fait monter le FN ». Ce retournement provoque « un malaise dans son camp » note Le Figaro, Christian Estrosi étant considéré jusque-là comme un tenant d'une ligne droitiÚre au sein de son parti, « d'une droite autoritaire » sur la sécurité et l'immigration notamment

Rapprochement avec Emmanuel Macron

Le 8 mai 2017, il annonce qu'il démissionne de la présidence du conseil régional, afin de redevenir maire de Nice en remplacement de Philippe Pradal, démissionnaire. Il redevient maire de Nice à compter du 15 mai 2017. Christian Estrosi, qui voit Renaud Muselier lui succéder à la région, conserve cependant une place de choix au sein de l'exécutif régional en tant que président délégué et premier vice-président, délégué à la Coordination des politiques régionales, aux grands événements et à la culture de la région

Début octobre 2017, il lance un mouvement d'élus locaux qu'il baptise « France audacieuse »

Dans les Alpes-Maritimes, il voit Ă  partir de la mi-2017 une opposition se constituer sur sa droite autour d’Éric Ciotti, qui lui reproche son profil modĂ©rĂ© et son rapprochement avec la majoritĂ© prĂ©sidentielle d’Emmanuel Macron. En octobre 2018, Éric Ciotti lui succĂšde Ă  la prĂ©sidence de la fĂ©dĂ©ration LR du dĂ©partement et voit ses partisans l’emporter sur les soutiens de Christian Estrosi lors de l’élection des dĂ©lĂ©guĂ©s de circonscription

Polémiques et affaires judiciaires

Affaire du golf de Nice

Christian Estrosi et sa femme de l'Ă©poque, Dominique Estrosi, sont mis en cause au sujet du dĂ©tournement, en 1989, d'une subvention du conseil gĂ©nĂ©ral des Alpes-Maritimes de 750 000 francs destinĂ©e Ă  l'association « le Golf de Nice », promouvant le lieu, mais perçue par une SARL du mĂȘme nom, exploitant le golf, et dont Dominique Estrosi Ă©tait la gĂ©rante quelques mois avant les faits.

La plainte pour escroquerie du conseil gĂ©nĂ©ral fait finalement l'objet, en aoĂ»t 1994, d'un non-lieu, prononcĂ© par le juge d'instruction Jean-Paul Renard, dont l'impartialitĂ© dans cette affaire est critiquĂ©e et qui fera par la suite l'objet de poursuites judiciaires. Pour Christian Estrosi, l'affaire du golf de Nice « c’était une cabale politique ».

Condamnation pour diffamation

En septembre 2015, Ă  la suite d'une plainte du Syndicat national de l'environnement, il est condamnĂ© pour diffamation Ă  payer 10 000 euros d’amende au pĂ©nal et 2 000 euros au civil et Ă  publier cette dĂ©cision dans la presse Ă  deux reprises, pour avoir affirmĂ© que des fonctionnaires de l’État et des gardes du Parc national du Mercantour avaient volontairement introduit des loups gris en France, et que ceux-ci n'Ă©taient donc pas arrivĂ©s d'Italie sans intervention humaine. Le jugement a Ă©tĂ© confirmĂ© en mai 2016 par la cour d'appel d'Aix-en-Provence

Accusation de détournement de fonds publics

Jean-NoĂ«l Falcou, un militant d'Europe Écologie Les Verts, membre de l'association anticorruption Anticor, dĂ©pose, en fĂ©vrier 2013, une plainte contre X pour « dĂ©tournement de fonds publics », aprĂšs avoir constatĂ© l'envoi massif de courriers contenant un bulletin de soutien de l'Association des amis de Nicolas Sarkozy (dont Christian Estrosi est alors le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral), affranchis aux frais de l'AssemblĂ©e nationale, dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes. Dans un premier temps, Christian Estrosi dĂ©clare dans un communiquĂ© que « ces courriers, qui entrent dans le cadre fixĂ© par l'AssemblĂ©e nationale pour chaque dĂ©putĂ©, avaient pour but de remercier mes Ă©lecteurs tout en faisant le bilan du mandat que j'ai en partage avec Nicolas Sarkozy ». Il reconnaĂźt une « erreur » trois semaines plus tard. La plainte est classĂ©e sans suite

Relations avec les associations musulmanes

Le 26 mars 2013, le tribunal administratif de Nice annule la décision du 20 octobre 2011 de Christian Estrosi, qui avait signé une convention d'occupation avec une association musulmane pour sa salle de priÚre, rue de Suisse. Cette convention accordait à cette association un loyer trÚs préférentiel (décote de 50 %). Par la suite, la ville de Nice indique avoir conclu une nouvelle convention avec l'association des musulmans en corrigeant le montant du loyer

Plainte contre la porte-parole d'Anticor

Le 22 aoĂ»t 2013, le maire de Nice dĂ©pose plainte, reprochant Ă  la porte-parole d’Anticor, SĂ©verine Tessier, d’avoir publiquement exprimĂ© ses inquiĂ©tudes sur la gestion des emprunts toxiques par la ville et sur le financement du partenariat public-privĂ© du grand stade. Le tribunal correctionnel de Nice relaxe SĂ©verine Tessier, le 25 janvier 2016, du dĂ©lit de diffamation dont l’accusait Christian Estrosi.

Stationnement « intelligent »

Christian Estrosi s'est dĂ©clarĂ© en mars 2013 en faveur du « stationnement intelligent », un systĂšme selon lui « innovant, facteur d’amĂ©liorations, et rentable, plutĂŽt qu’un vieux systĂšme obsolĂšte »65. Ce systĂšme a Ă©tĂ© dĂ©ployĂ© sur l'ensemble de la commune de Nice, pour un coĂ»t de 10 millions d’euros. Ce systĂšme, grĂące Ă  des capteurs, devait permettre « de connaĂźtre en temps rĂ©el l’état du stationnement, du trafic et de la qualitĂ© environnementale ».

En aoĂ»t 2015, la chambre rĂ©gionale des comptes publie un rapport dans lequel elle examine la gestion interne de la SEMIACS, qui est la sociĂ©tĂ© gĂ©rante des stationnements pour le compte de la mĂ©tropole Nice CĂŽte d’Azur, et le contrĂŽle de la municipalitĂ© sur la SEMIACS ; elle relĂšve notamment

  • une masse salariale importante ;
  • des contrats attribuĂ©s sans mise en concurrence ;
  • « aucun contrĂŽle » de la ville de Nice sur la SEMIACS ;
  • une ampleur et une rĂ©currence des « irrĂ©gularitĂ©s »

La chambre rĂ©gionale des comptes conclut en ces termes : « Contrairement Ă  sa pratique habituelle, la chambre ne formule dans le prĂ©sent rapport aucune recommandation destinĂ©e Ă  amĂ©liorer la gestion de la SEMIACS, car l’ampleur et la rĂ©currence des irrĂ©gularitĂ©s constatĂ©es ĂŽtent toute pertinence Ă  de simples recommandations ponctuelles. Seule une reprise de contrĂŽle de la sociĂ©tĂ© par son actionnaire principal et son conseil d’administration permettra en effet de remĂ©dier aux dysfonctionnements graves et systĂ©matiques relevĂ©s dans le prĂ©sent rapport. ». De nombreux problĂšmes techniques, ainsi qu'un dĂ©faut de mise en concurrence dans l'attribution des marchĂ©s liĂ©s Ă  la mise en place du stationnement intelligent pointĂ© par la chambre rĂ©gionale des comptes affaiblissent la crĂ©dibilitĂ© du dispositif

Le projet est abandonnĂ© en mai 2016. La SEMIACS dĂ©clare : « la suspension du stationnement intelligent et notamment des kiosques sur les secteurs concernĂ©s de la ville [
] afin de poursuivre la remise en ordre de la sociĂ©tĂ© de la SEMIACS et notamment les rĂšgles applicables en matiĂšre de commande publique »

Alors qu'on constate de nombreux scandales sexuels et financiers au sein de la SEMIACS, son ancien directeur gĂ©nĂ©ral dĂ©lĂ©guĂ© est incarcĂ©rĂ©. La gestion de la SEMIACS par son ancienne direction est ainsi vivement critiquĂ©e. Le scandale avait Ă©clatĂ© en 2013 et avait coĂ»tĂ© la place au directeur gĂ©nĂ©ral de la SEMIACS Henri Alonzo et Ă  son ancien prĂ©sident, BenoĂźt Kandel, ancien premier adjoint de Nice, tous deux mis en examen pour escroquerie en bande organisĂ©e, favoritisme, recel de favoritisme, prise illĂ©gale d'intĂ©rĂȘts, dĂ©tournement de fonds publics, corruption active et passive, abus de bien social, faux, et subornation de tĂ©moins pour la pĂ©riode comprise entre 2010 et 2013

Attentats

AprĂšs les attentats du 13 novembre 2015, il prĂŽne des « mesures d'exception » privatives de libertĂ©. Il dĂ©clare : « À l'image du Patriot Act amĂ©ricain dĂ©cidĂ© au lendemain du 11-Septembre, il faut donc accepter de restreindre certaines libertĂ©s »

Au lendemain de l'attentat du 14 juillet 2016 Ă  Nice, Christian Estrosi accuse le gouvernement, alors qu'il avait formulĂ© aprĂšs l'attentat contre le journal Charlie Hebdo une critique accusatrice Ă  l'Ă©gard de la municipalitĂ© socialiste de Paris en ces termes : « si Paris avait Ă©tĂ© Ă©quipĂ©e du mĂȘme rĂ©seau [de camĂ©ras] que le nĂŽtre, les frĂšres Kouachi n’auraient pas passĂ© trois carrefours sans ĂȘtre neutralisĂ©s et interpellĂ©s ». Toutefois, Mediapart rĂ©vĂšle que le camion utilisĂ© pour l'attentat est filmĂ© Ă  onze reprises en trois jours sur la promenade des Anglais sans susciter d'intervention de la police municipale.

Nice est la ville du jihadiste Omar Diaby, l'un des plus importants recruteurs de djihadistes pour la Syrie, oĂč sont partis plus d'une centaine de Niçois, ce qui en fait une des villes les plus touchĂ©es de France

Plagiat de « France audacieuse »

Début octobre 2017, Christian Estrosi lance un mouvement d'élus locaux qu'il baptise « France audacieuse ». Or ce nom est déjà celui d'un groupe de réflexion de la société civile, actif depuis 2016, qui mÚne des études de fond sur le développement durable et l'économie sociale. Le lancement du mouvement de Christian Estrosi est donc entaché par des accusations de plagiat, fortement relayées sur Twitter et dans les médias

Prises de position

Maintien de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française

En 1988, à la suite de la succession d'événements violents survenus sur l'ßle d'Ouvéa, Christian Estrosi participe à une manifestation organisée par Jacques Peyrat, alors député Front national, pour le maintien de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française

Peine de mort

Le 11 décembre 1991, en réaction aux viols et aux meurtres de deux petites filles, commis prÚs de Perpignan le 19 octobre 1991 par un pédophile récidiviste (affaire Christian Van Geloven), Christian Estrosi dépose à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à rétablir la peine de mort pour certains crimes. Par la suite, en 1994, à l'occasion du débat sur l'instauration de la perpétuité réelle à l'encontre des assassins d'enfants (loi no 94-89 du 1er février 1994), il considÚre, selon l'analyse qu'en faisait la journaliste Catherine Ehrel aux sixiÚmes rencontres nationales SMPR-UMD en 1994, qu'à défaut de la peine de mort « il n'y a rien d'inhumain à laisser les condamnés en prison jusqu'à la fin de leurs jours puisque c'est là qu'ils sont le mieux ». En 2017, il déclare : « Je déteste le Christian Estrosi qui a voté en 1988 un projet de loi relatif au rétablissement de la peine de mort ».

Unions homosexuelles

Christian Estrosi se prononce contre le PACS lors des dĂ©bats Ă  l'AssemblĂ©e nationale. Le 7 novembre 1998, il accuse la majoritĂ© de gauche d'avoir Ă©tĂ© « mise au pas, sous les ordres des lobbies ». Il affirme que le PACS peut « mĂȘme concerner les frĂšres et les sƓurs », et que, de « forme Ă©minemment contestable » et « irrĂ©aliste par son contenu », il « constitue une erreur et une faute ». Il critique la reconnaissance juridique, financiĂšre et fiscale des couples homosexuels face aux couples hĂ©tĂ©rosexuels : « La justification des avantages accordĂ©s aux familles par l’État signe la juste contrepartie de leurs efforts pour prĂ©parer l’avenir de la France Ă  travers la descendance des gĂ©nĂ©rations qu’elles assurent. Comment justifier auprĂšs de ces familles que les couples issus du PACS qui, par dĂ©finition et Ă  une trĂšs grande majoritĂ©, n’auront pas d’enfant, vont bĂ©nĂ©ficier d’avantages quasi-identiques Ă  ceux dont elles disposent ? C’est en cela que ce projet est pernicieux, car il est dĂ©stabilisateur d’une sociĂ©tĂ© bien au-delĂ  de ce que nous pouvons imaginer ». Le dĂ©putĂ© dĂ©clare Ă©galement qu' "une sociĂ©tĂ© qui cĂ©derait Ă  la provocation de ces dĂ©filĂ©s exhibitionnistes pour accorder les mĂȘmes droits Ă  des couples homosexuels qu'Ă  des couples mariĂ©s serait une sociĂ©tĂ© dĂ©cadente».

En 2008, il révise son jugement, et autorise les couples hétérosexuels et homosexuels à organiser une cérémonie à la mairie de Nice à l'occasion de la signature de leur PACS. En mai 2011, il inaugure un centre LGBT dans sa ville et reconnaßt avoir « commis une grave erreur » de jugement lors des débats sur le PACS

Il vote contre le projet de loi autorisant le mariage homosexuel en avril 2013, mais une fois la loi votĂ©e, il se dit « ravi de cĂ©lĂ©brer le premier mariage gay ». En 2014, il affirme que la loi du « mariage pour tous », qu'il considĂšre comme entrĂ©e dans les « pratiques » du pays, ne devrait pas ĂȘtre abrogĂ©e par la droite si elle revenait au pouvoir. Il dĂ©clare Ă  cette occasion que le mariage des couples homosexuels est une « avancĂ©e »

Augmentation des limitations de vitesse

En 2003, en plein débat sur la sécurité routiÚre, et alors que se généralise une politique de répression de la vitesse excessive par l'installation de radars automatiques, il dépose devant la Commission des lois de l'Assemblée nationale un amendement au « projet de loi renforçant la lutte contre la violence routiÚre » proposant de relever la vitesse maximale sur autoroute à 150 km/h contre les 130 km/h en vigueur (article additionnel sous l'article 10 du projet de loi). Cet amendement est motivé selon sa rédaction par la prise en considération de « la qualité du réseau routier et le renforcement de la sécurité des véhicules ». Initialement adopté par la Commission des lois, l'amendement est finalement retiré par son auteur.

Droit du sol

En fĂ©vrier 2008, alors secrĂ©taire d'État chargĂ© de l'Outre-mer, il prend position dans le dĂ©bat public sur l'immigration irrĂ©guliĂšre et l'obtention de la nationalitĂ© française en se dĂ©clarant favorable Ă  la remise en cause de l'application automatique de la rĂšgle du droit du sol Ă  Mayotte, en dĂ©clarant : « Nous pourrions prendre une dĂ©cision exceptionnelle qui fasse que tout enfant nĂ© de parents en situation irrĂ©guliĂšre ne puisse plus rĂ©clamer son appartenance Ă  la nationalitĂ© française ». Il justifie cette mesure par le conflit en cours dans les Comores, celui-ci risquant, selon lui, de provoquer « une invasion imminente » de Mayotte. Il dĂ©clare Ă  ce sujet : « Nous avons aujourd'hui Ă  Mayotte 30 % de la population qui est en situation clandestine, irrĂ©guliĂšre, et dans 10 ans elle pourrait ĂȘtre majoritaire par rapport Ă  la population franco-mahoraise ». Cette rĂ©forme avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© envisagĂ©e en 2005 par François Baroin, son prĂ©dĂ©cesseur au ministĂšre de l'Outre-mer, avant d'ĂȘtre abandonnĂ©e face aux protestations, notamment de l'opposition de gauche.

Napoléon III

Il milite pour le rapatriement en France de la dĂ©pouille de NapolĂ©on III qui fut inhumĂ© dans l'abbaye Saint-Michel de Farnborough, dans le Sud de l'Angleterre, nĂ©cropole familiale voulue dans son exil par l'ex-impĂ©ratrice EugĂ©nie qui y fit inhumer en 1879 leur fils unique, prince impĂ©rial, et y repose elle-mĂȘme depuis sa mort Ă  Madrid en 1920, mais les religieux encore responsables du site s'y opposĂšrent.

Christian Estrosi espérait ce rapatriement pour le 150e anniversaire du rattachement du Comté de Nice à la France en 1860 réalisé sous l'impulsion de Napoléon III.

En juin 2010, Ă  l'occasion des festivitĂ©s du rattachement et dĂ©clarant vouloir s'inscrire dans les pas de Philippe SĂ©guin et rĂ©parer « l'injustice faite Ă  la mĂ©moire de l'Empereur », Christian Estrosi cosigne avec l'Ă©crivain Raoul Mille Le roman de NapolĂ©on III (Éditions du Rocher)

Sécurité

Mi-aoĂ»t 2010, il propose de sanctionner les maires « qui ne se conforment pas Ă  leur obligation de sĂ©curitĂ©, de prĂ©vention de la dĂ©linquance, de lutte contre l'absentĂ©isme scolaire et de rĂ©formes des rĂšgles d'urbanisme ». Il accuse nommĂ©ment le maire de Grenoble, Michel Destot, et celle de Lille, Martine Aubry. Les Ă©lus mis en cause ont protestĂ©, et certains Ă©lus, mĂȘme classĂ©s Ă  droite comme le chargĂ© des Ă©lus Ă  l'UMP Marc Laffineur, se sont Ă©levĂ©s contre cette proposition. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, et le ministre de l'intĂ©rieur Brice Hortefeux ont Ă©galement pris leurs distances avec cette dĂ©claration, en insistant sur l'idĂ©e d'un pacte entre les maires et le gouvernement plutĂŽt que des sanctions

Nice fait partie des trente villes de France Ă  avoir mis en place, Ă  l'initiative de son maire, un Conseil local de sĂ©curitĂ© et de prĂ©vention de la dĂ©linquance (CLSPD), auquel concourent police, justice, services de l'État et collectivitĂ©s territoriales. Christian Estrosi et son Ă©quipe municipale se sont fĂ©licitĂ©s d'avoir menĂ© une action dĂ©terminĂ©e, durant dix-huit mois, en 2009-2010, pour rĂ©ussir Ă  faire table rase des squats niçois.

Coupe du monde de football

Le 30 juin 2014, lors de la Coupe du monde de football, Christian Estrosi publie un arrĂȘtĂ© municipal interdisant « l'utilisation ostentatoire » de drapeaux Ă©trangers dans le centre de Nice de 18 h Ă  4 h, jusqu'Ă  la fin de la coupe du monde le 13 juillet 2014. L'exĂ©cution de l'arrĂȘtĂ© est suspendue par la justice administrative le 4 juillet 2014, mais Christian Estrosi affirme qu'il n'appliquera pas la dĂ©cision du tribunal administratif

Algérie française

Le 1er mai 2014, en tant que maire de Nice, il se rend à l'inauguration du mémorial Notre-Dame d'Afrique, qui contient des stÚles rendant* hommage aux militants de l'OAS morts pour l'Algérie française*, dont Jean Bastien-Thiry, fusillé pour avoir organisé et conduit l'attentat du Petit-Clamart contre le président de la République Charles de Gaulle

Islam et islamisme

En juillet 2013, il critique l'attitude de François Hollande qui vient de dĂ©clarer pendant un voyage en Tunisie que l'islam est compatible avec la dĂ©mocratie : « On ne peut pas se revendiquer de partout de la laĂŻcitĂ© et en mĂȘme temps dire que l'islam et la dĂ©mocratie sont parfaitement compatibles », estimant pour sa part au sujet de l'islam et de la dĂ©mocratie : «donc pour moi, c'est totalement incompatible»

Le 25 avril 2015, Christian Estrosi parle de la menace qui pÚse sur les français et musulmans de France, de l'« islamofascisme » présent en Irak, en Syrie mais aussi « ailleurs », « à travers les cinquiÚmes colonnes et ses réseaux infiltrés, dans nos caves, dans nos garages, dans les lieux clandestins », affirmant que « c'est une troisiÚme guerre mondiale qui nous est déclarée aujourd'hui »

Ses opposants du Front national considĂšrent que ses dĂ©clarations sont une « posture Ă©lectorale » en vue des Ă©lections rĂ©gionales de 2015 en Provence-Alpes-CĂŽte d'Azur, pour laquelle l'extrĂȘme droite est donnĂ©e favorite. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du FN, Nicolas Bay, dĂ©nonce en particulier la subvention de 3 000 euros accordĂ©e par la ville de Nice aux jeunes de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF)

Tenant d'une ligne jugĂ© trĂšs Ă  droite au sein de LR, il adoucit par la suite son discours. AprĂšs l'Ă©lection d'Emmanuel Macron Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique, il se pose dans l’opposition Ă  Laurent Wauquiez dans le parti.

Roms et gens du voyage

En 2013, il déclare à propos de gens du voyage installés illégalement sur un terrain de football niçois : « J'en ai maté d'autres, je vous materai ». Il affirme également que « les Roms en France sont souvent des étrangers en situation irréguliÚre ». Ces propos sont critiqués par le PS, qui, par la voix de son porte-parole Eduardo Rihan Cypel déclare que Christian Estrosi cherche « à faire plus dur que le FN ».

Nature et biodiversité

Christian Estrosi se montre trĂšs favorable Ă  la promotion de la chasse, selon lui la plus ancienne discipline sportive. « AmĂ©nageurs du territoire qui veillent Ă  l'Ă©quilibre des espĂšces » et « premiers gardiens de la biodiversitĂ© », les chasseurs de la rĂ©gion PACA se voient attribuer une subvention de 2,5 millions d'euros pour la durĂ©e de son mandat Ă  la tĂȘte de la rĂ©gion. Il s'engage aussi Ă  ne plus subventionner les associations qui attaquent les chasseurs devant les tribunaux

Il prend de mĂȘme la dĂ©fense du pastoralisme montagnard en maintes occasions, et accorde sous la mĂȘme prĂ©sidence plus d'un million d'euros Ă  son aide et sa promotion.

Le dénominateur commun de ces prises de position est son opposition à la présence du loup dans les Alpes françaises : en plus des nombreuses déclarations à son encontre, Christian Estrosi a proposé une loi visant à accentuer l'abattage du canidé, milite pour supprimer sa protection par la Convention de Berne, met à disposition des éleveurs et chasseurs des moyens ultramodernes (drones à caméras thermiques, optiques à vision nocturne) ; diverses actions qui lui attirent de vives critiques des défenseurs de la faune sauvage, jusqu'à se voir « remettre » le Trophée de plomb 2014 de l'ASPAS.

Autres activités

En avril 2016, trois jours aprÚs sa démission de l'Assemblée nationale, il crée une société de « conseil pour les affaires et autres conseils de gestion », dénommée « Monsieur Christian Estrosi ».

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Publications

  • Philippe Reinhard, La trajectoire d'un motodidacte, Paris, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2010, 288 p. (ISBN 978-2-35013-179-5).
  • Christian Estrosi, Le battement d'ailes du papillon : BĂątir un nouveau modĂšle Ă©conomique pour plus de justice sociale, Saint-Malo, France, Pascal GalodĂ© Ă©diteurs, 2011, 180 p. (ISBN 978-2-35593-190-1).
  • Christian Estrosi, Fils de Nice, Nice, France, Éditions du Rocher, 2013, 177 p. (ISBN 978-2-268-07529-7).
  • Christian Estrosi (avec Maurice Szafran), Il faut tout changer !, Albin Michel, 2017.