La Boîte de Pandore est un roman d'anticipation et de science-fiction écrit par Bernard Werber, publié le 26 septembre 2018 aux éditions Albin Michel.

L'action se déroule en 2020, René Toledano, professeur d'histoire à Paris au lycée Johnny Hallyday, est invité par Élodie à un spectacle sur l'hypnose sur le paquebot La Boîte de Pandore, c'est là qu'il fait la connaissance d'Opale, hypnotiseuse, qui lui fait découvrir une de ses vies antérieures grâce à l'hypnose régressive. Il découvre qu'il a été Hyppolite Péllisier, engagé dans l'armée durant la Première Guerre mondiale.

Après cette découverte, il fait face à un skinhead qui en veut à son argent et le menace d'un couteau. René, en légitime défense, le tue, et plonge son corps dans la Seine. En attendant de subir les conséquences, le professeur d'histoire Toledano continue à donner des cours à ses élèves en tentant de lutter contre les fausses vérités historiques, bien que ce ne soit pas au programme scolaire. Embrouillé par les événements qui se sont produits, René décide de revoir Opale qui accepte de l'hypnotiser à nouveau et, là encore, il est déçu du voyage, par deux fois... Il redemande alors une dernière fois à revivre une vie passé : celle où il a vécu sa plus grande histoire d'amour. Il ouvre alors, la porte numéro 1 de ses 111 vies. Il fait alors la rencontre de Geb.

Alors que René vient de découvrir ses vies précédente, il est rattrapé par la réalité, le directeur n'accepte pas qu'il assène des contre-vérités en cours et ne suive pas le programme scolaire, en plus d'être devenu violent envers l'un de ses élèves. Face à l'incompréhension de sa hiérarchie, il démissionne.

Entre temps, René découvre que Geb est un Atlante ancien de plus de 12 000 ans et lui apprend que sa civilisation a aujourd'hui été oubliée par ses contemporains. La cité de Geb ne connaît pas la technologie et elle est basée sur le bien-être collectif et l'épanouissement des autres. René lui apprend que sa civilisation va bientôt disparaître sous les flots.

C'est au moment de sa démission, alors qu'il est à la cantine, que la police l'interpelle, et le place en garde à vue. René Toledano plaide alors la légitime défense. Passé la nuit, et grâce à l'intervention de l'avocate d'Élodie, il est interné à Marcel-Proust où il est traité par le docteur Maximilien Chob, un ancien psychiatre qui avait traité l'anorexie d'Élodie. Celui ci tente de lui faire oublier ses expériences hypnotiques en usant des électrochocs, qui le renvoient immédiatement en régression hypnotique. Il utilise alors l'une de ses vies précédentes pour s'isoler mentalement de la séance. Il y parvient, partiellement. Sorti de sa torpeur, et reposé encore par régressions, il utilise les compétences d'Hyppolite pour s'échapper de l'hôpital psychiatrique...

Il va ainsi à la rencontre d'Opale qui accepte de le loger mais, rattrapé par la police, il est contraint de s'enfuir déguisé. Il retrouve alors le château d'une ancienne de ses incarnations, Léontine, où il découvre un trésor en lingots. De là, ils s'enfuient en voiture à Lyon où ils vendent leur lingots d'or, et se rendent à Hyères pour acheter un voilier, puis vont rejoindre l’Égypte, tout en prenant contact avec Geb qu'il sauve du déluge, lui et 173 autres personnes.

Alors que les pertes d'hommes augmentent sur le bateau de Geb, René réussit à débloquer l'inconscient d'Opale et lui refait vivre une vie passée où elle est brûlée vive sur un bûcher pour sorcellerie. Arrivé sur la côte, René prend contact avec Geb et découvre qu'il est en fait un géant. Pour l'aider à faire découvrir sa civilisation, René décide de faire cacher des jarres remplies de manuscrits dans la montagne blanche à Siwa. C'est là qu'il découvre les corps gisant de Geb et Nout ainsi que les jarres. Il téléphone à Elodie pour l'aider à faire annoncer cette nouvelle au monde entier. Elle vient avec une équipe de tournage.

Pendant ce temps, chez les géants, une guerre éclate avec les autochtones. Geb demande de l'aide à René qui lui conseille d'inventer une religion. Pendant le reportage, René s’aperçoit que les corps et les jarres ont disparu, c'est alors que la police arrive et les arrête, lui et l'équipe de tournage. Enfermé dans la prison de Scorpio, il doit faire appel à l'une de ses incarnations précédentes pour se sortir de la situation dans laquelle il se trouve, Yamamoto, un antique samouraï. Libérés de prison après avoir déclenché une émeute, ils se rendent chez un diplomate qui les aide à s'enfuir d'Égypte. Sur le bateau, ils quittent l’Égypte, et décident de ne plus revenir en France. René contact ses 111 vies pour tenter de trouver une solution. Tandis que René et ses amis vivent leur vie sur le bateau, chez Geb une révolte éclate. Il décide donc de se séparer de leurs enfants et d'aller à la grotte avec Nout. Pendant ce temps, René et ses amis se rendent aux Bermudes afin de réaliser leur émission de chaîne historique, le Mnemos, qui sera basé sur l'hypnose régressive et les expériences de René. Tandis que Geb et Nout découvrent la grotte de la montagne blanche s'y enferment et s'empoisonnent, le destin des jarres est scellé.

Avis de lecteurs anonymes

1. Dans La boîte de Pandore, Bernard Werber plonge dans les trésors enfouis de notre mémoire, nous proposant un voyage surprenant dans les vies antérieures. Faut-il être spirituel et avoir la foi en cette théorie de la réincarnation pour lire la boîte de Pandore? Je dirai que non car Werber ne prend pas le parti de la polémique ni de la voix spirituelle ici. Bien dommage selon moi. J'aurai préféré une histoire bien plus tranchée sur ces vies antérieures qui peuvent avoir, selon moi, bien des conséquences sur notre vie actuelle. Phobies, toc, peurs, addictions, peut-être faut-il y chercher un sens loin dans notre inconscient.
René Toledano, 32 ans, professeur d'histoire est invité sur le plateau de la boîte de Pandore, un spectacle d'hypnose pour régaler les spectateurs.
Opale, l'animatrice le fait alors descendre dans les couloirs de son inconscient. Devant lui, une série de portes numérotées, correspondant au nombre de vies antérieures vécues de René. le voyant rouge s'allume sur l'une d'elles. René s'y engouffre et rejoint un moment crucial d'une de ses anciennes vies. En transe, il ressort de cette expérience traumatisé et perturbé.
C'est le début des complications pour René mais aussi des révélations sur les conséquences de cette vie sur sa vie actuelle. René n'est pas en reste et poursuivra l'exploration de ses vies antérieures.
On découvre ici de multiples sujets en rapport avec la mémoire: la maladie d'Alhzeimer dont en souffre le père de René, la manipulation, les souvenirs, le sommeil. Mais aussi d'autres thèmes abordés : l'histoire par exemple. René étant professeur d'histoire, tout tourne ici autour de ce thème ainsi qu'autour de l'éducation et l'enseignement. La philosophie et la mythologie grecque ont aussi la part belle dans ce roman.
Un roman de science-fiction un peu trop rocambolesque à mon goût qui m'a semblé aller un peu trop dans tous les sens. Une histoire qui ne régalera pas les fervents partisans de la réincarnation et de la spiritualité mais dépaysera les lecteurs avides de sensationnel.
2. Après nous avoir introduits dans l'au-delà, au contacts de créatures diverses, et nous avoir présenté les Dieux de l'empire des anges, après avoir imaginé ce que pouvait être la vie d'un individu devenu pur esprit, communiquant par médium interposé, Bernard Werber exploite cette fois le sujet des vies antérieures et de la réincarnation.
C'est avec un style fort plaisant qu'il aborde ce sujet en donnant vie à René Toledano qui, sur commande, parvient par l'auto hypnose à remonter le temps et se servir de ses vies pour agir sur le présent.
Il en profite pour faire revivre les Atlantes, habitants de la mythique île engloutie, et présente l'Atlantide, sous la forme d'un paradis terrestre vieux de douze-mille ans, sur lequel les hommes ne connaissent ni peur, ni stress, ni guerre, ni convoitise. Les passages racontant cet Atlantide sont d'ailleurs très reposants. A l'Atlantide, l'auteur oppose avec compétence notre civilisation et ses travers.
Dans une vidéo de présentation de son roman, Bernard Werber affirme prendre la parole en tant que scientifique, ce dont je ne doute pas, toutefois j'ai lu ce livre en considérant au contraire que ses textes sont fort peu scientifiques puisqu'il émet des hypothèses qui proviennent de son imaginaire très riche, et produit une histoire que je qualifierais de fantaisiste dans laquelle aucune rigueur scientifique n'a sa place.
Je peux cependant affirmer que j'ai passé un excellent moment de lecture car j'ai retrouvé le grand Werber qui dans certains de ses derniers romans, a pu me faire pester parce que je jugeais que ses écrits perdaient en qualité, et qui à nouveau, m'amène à me demander en refermant le livre : « à quand le prochain Werber ??? »
Challenge pavé
Challenge multi-défis
3. Être habitué aux romans de Bernard Werber, c'est un peu comme faire un voyage dans des conditions connues… vers l'inconnu. Il a sa méthode bien à lui de nous emmener en balade, on reconnait immédiatement sa manière de construire ses histoires, entre spiritualité et anecdotes (historiques ou autres), qui en disent long sur la compréhension de notre monde.
La boîte de Pandore est, à mon sens, son roman le plus réussi depuis plusieurs années. Il y a mis beaucoup de coeur, de fantaisie, d'émotions, d'informations en 550 pages passionnantes de bout en bout.
Il faut dire que le sujet ouvrait un immense champ des possibles. Encore fallait-il réussir à construire un récit qui ne se délite pas. C'est réussi.
« Hypnoses et mémoires oubliées. Saurez-vous vous rappeler qui vous êtes vraiment ? » est un spectacle qui propose de vous plonger dans vos vies antérieures. Un soir, René Toledano découvre qu'il est particulièrement réceptif pour progresser à travers ses régressions.
On le sent particulièrement inspiré par son intrigue et les voies (voix ?) empruntées par son imagination. Sans jamais perdre de vue l'aspect ludique, il compose une partition aux influences multiples, ouverte sur le monde visible et sur l'univers invisible. le tout aux côtés de personnages bien sympathiques, ce qui ne gâche rien.
Sans s'encombrer de concepts trop abscons, avec toujours la volonté de raconter au plus grand nombre, l'écrivain en profite pour nous conter une Histoire décalée. Il nous montre à quel point les stéréotypes véhiculés par les biographes accrédités ont la vie dure et sont parfois bien loin de ce qui s'est vraiment passé.
La boîte de Pandore est un roman fort divertissant, puissamment instructif, diablement imaginatif. Bernard Werber y est particulièrement inspiré. Peut-être s'est-il fait aider dans cette tâche par quelques ancêtres d'âme ?
4. Depuis des années, j'apprécie Bernard Werber pour ses idées, non pour son style. La boîte de Pandore m'a confortée dans cette perception. J'ai trouvé le thème captivant : dans la lignée de l'Empire des anges ou des Thanatonautes, l'auteur explore ici la réincarnation, la mémoire personnelle et la mémoire collective. Cependant, le roman est desservi par des phrases plates, des personnages pétris de naïveté et une intrigue trop rocambolesque pour être crédible.
Le récit débute dans un futur très proche. René Toledano, jeune professeur d'histoire au lycée Johnny Halliday (saluons au passage le trait d'humour de l'auteur), assiste avec une amie à un spectacle d'hypnose. Choisi par Opale, l'hypnotiseuse, pour monter sur scène, il réussit à plonger dans une de ses vies antérieures : un jeune soldat français à la veille d'une bataille décisive de la première guerre mondiale. Sans le savoir, René vient d'ouvrir la boîte de Pandore de son subconscient. Cette expérience traumatisante déclenche une série d'événements imprévus et dramatiques qui entraîne René et Opale dans une expérience incroyable sur le chemin de l'histoire humaine.
Re-né symbolise le pouvoir de la réincarnation et de la prédestination. Chez Bernard Werber, le subconscient est une porte cadenassée au bas d'un escalier. Avec une hypnotiseuse talentueuse (Opale) et un patient réceptif (René), cette porte s'ouvre sur le couloir des vies antérieures, chacune représentée par une porte avec un numéro. Avec un peu d'entraînement, René arrive à se concentrer suffisamment pour descendre à volonté dans ce couloir et rendre visite à ses anciens « moi » féminins ou masculins, chacun porteur d'un pouvoir ou d'une signification particulière.
Sur terre, sur mer, de Paris à l'Égypte, se servant de ses anciennes vies pour échapper à ses poursuivants ou résoudre l'énigme de l'Atlantide, les aventures de René deviennent bien vite farfelues. Les extraits du journal de René recensant les « mensonges » de l'Histoire officielle procurent quelques pauses dans le récit ; mais je n'ai pas toujours goûté le ton à l'emporte-pièce de ces chroniques. Il me semble qu'en se focalisant sur un seul thème, par exemple la réincarnation et le cheminement des âmes, l'auteur aurait pu produire un roman plus concis et réaliste, donc à la portée plus forte.
Précision d'importance : j'ai écouté le livre en Audiolib et la voix de l'acteur Aurélien Ringelheim m'a d'abord paru d'une neutralité presque mécanique, comparable à l'option qui lit les textes à haute voix sur mon ordinateur. Ce n'est qu'au bout de plusieurs chapitres que j'ai commencé à percevoir de véritables nuances dans sa voix, surtout lorsqu'il interprète les personnages féminins. A choisir, je préfère une lecture active à partir d'un vrai livre, plus pratique pour comprendre le nom des personnages, recommencer une phrase, un chapitre ou capturer une citation... Comme si, avec l'écoute seule, le texte m'échappait. Pour tout dire, il m'est arrivé de m'assoupir en écoutant sur plusieurs semaines les 135 plages de ces 2 CD, d'une durée totale d'environ 14 heures. A croire que, parfois, Opale est vraiment arrivée à m'hypnotiser... Merci à Babelio et à Audiolib pour cette séance d'essai.

CITATIONS

Avant que le nouveau-né sorte du corps de sa mère, un ange vient mettre son doigt sur sa lèvre supérieure et lui dit : "Oublie", pour que l'enfant ne soit pas gêné par le souvenir de sa vie précédente. Du geste de l'ange, il lui reste une trace : le petit creux entre notre lèvre supérieure et la base de notre nez, qu'on nomme "l'empreinte de l'ange". C'est pour cela qu'on ne se souvient plus de nos vies antérieures : pour qu'elles ne viennent pas nous traumatiser dans notre vie actuelle.
On se prépare une prochaine génération d’incultes et d’ignares. Ils répètent le programme, l’actualité, ce que disent leurs parents, la pub, Internet, ils n’ont aucune pensée personnelle ni aucune envie de la développer. Ils veulent juste adhérer à la pensée toute faite comme ils vont au fast-food. C’est de la fast pensée prémachée : cela n’a pas de goût, mais ça s’ingère facilement.