Naissance 9 mars 1957 (62 ans), Cambrai
Nationalité Français
Formation Institut d'études politiques de Paris, École nationale d'administration
Activité Haut fonctionnaire

Stéphane Bouillon, né le 9 mars 1957 à Cambrai (Nord), est un haut fonctionnaire français.

Il est préfet puis directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur

Stéphane Bouillon est un ancien élève de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’École nationale d’administration (Promotion Louise Michel). Il est titulaire d’un DEA de droit public.

Il est successivement préfet de l'Aube en 2001, puis préfet de la Sarthe en 2003, préfet de la Loire en 2006. Il est nommé le 28 juillet 2008, préfet de la Région Corse, préfet de Corse-du-Sud, hors classe, poste qu’il occupe jusqu’en 2011.

Il devient directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration Claude Guéant en mars 2011, poste qu'il perd avec l’élection de François Hollande le 15 mai 2012

En 2013, Stéphane Bouillon devient préfet de la Région Alsace et préfet du Bas-Rhin. Le 22 avril 2015, il est désigné « préfet préfigurateur » pour la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Le 15 juillet 2015, Stéphane Bouillon est nommé préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, préfet de la zone de défense et de sécurité Sud, et préfet des Bouches-du-Rhône

Le 11 octobre 2017, il remplace Henri-Michel Comet en tant que préfet du département Rhône et de la région Auvergne-Rhône-Alpes — ainsi que de la zone de défense et de sécurité Sud-Est —, suite à la décision du conseil des ministres de mettre fin aux fonctions du préfet sortant, mis en cause par l'inspection générale de l'administration dans l'enquête sur l'attentat du 1er octobre 2017 à la gare de Marseille-Saint-Charles

Le 16 octobre 2018, il est nommé directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner

Affaire Belhadad

Le 2 avril 2012, deux mois après l'affaire Mehrah, alors que Stéphane Bouillon est directeur de cabinet de Claude Guéant, il publie un communiqué annonçant la présence de cinq terroristes en France, dont Ali Belhadad, pour lesquels il demande et obtient l'expulsion. Ali Belhadad est présenté comme ayant « été condamné pour son rôle dans les attentats de Marrakech de 1994 ». Or, le nom de M. Belhadad a été glissé par erreur. M. Belhadad est expulsé et ne pourra revenir en France qu'après une procédure longue de deux ans : les recours déposés auprès de M. Guéant puis de son successeur en 2013, M. Valls sont restés sans effet

Le 15 mai 2015 Stéphane Bouillon a été reconnu coupable de diffamation contre Ali Belhadad et condamné à 7 000 € en dommages et intérêts et 800 € d'amende avec sursis. Deux mois après sa condamnation, Stéphane Bouillon est promu officier à la légion d'honneur.

Affaire des boues rouges

En décembre 2015, il autorise, par arrêté préfectoral, la société Altéo à continuer d'exploiter ses usines de Gardanne et à rejeter dans la mer des effluents aqueux dépassant les limites réglementaires pour une durée de six ans. Ces effluents possiblement toxiques et issus de l’activité de transformation de minerai de bauxite pour la production d'alumine sont rejetés directement dans les eaux du Parc national des Calanques. Le préfet affirme suivre la position du gouvernement. La ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, s'était déclarée défavorable au renouvellement de cette autorisation en novembre, elle réitère son désaccord après la prise de cet arrêté estimant que « l’ordre est venu du premier ministre au préfet, direct » et que « c’est une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l’emploi »

Affaire des permis illégaux à Coti Chiavari

Le 13 avril 2017, Stéphane Bouillon est condamné pour faute, par le tribunal administratif de Bastia, pour l'autorisation de permis de construire illégaux à Coti Chiavari. Cette condamnation fait suite à l'action en justice des associations de protection de l'environnement U Levante et le GARDE. Le 3 mars 2011, la veille de son départ de Corse, il avait accordé à Julien Peretti 4 permis de construire pour la « réhabilitation de ruines », en réalité pour un restaurant au bord de mer et sept villas, tous appelés des « bergeries », au lieu-dit Saparella, sur un espace remarquable, et ce alors que la Direction départementale des territoires et de la Mer avait émis quatre avis défavorables.

Officier de la Légion d'honneur. Il est fait chevalier le 31 décembre 200513, puis est promu officier le 13 juillet 2015.
Officier de l'ordre national du Mérite. Il est fait chevalier le 30 avril 2002, puis est promu officier le 14 mai 2010.