43e président des États-Unis
20 janvier 2001 – 20 janvier 2009 (8 ans)
Élection 18 décembre 2000
Réélection 2 novembre 2004
Vice-président Dick Cheney
Gouvernement Administration W. Bush
Prédécesseur Bill Clinton
Successeur Barack Obama
46e gouverneur du Texas
17 janvier 1995 – 21 décembre 2000 (5 ans, 11 mois et 4 jours)
Élection 8 novembre 1994
Réélection 3 novembre 1998
Lieutenant-gouverneur Bob Bullock (en); Rick Perry
Prédécesseur Ann Richards
Successeur Rick Perry

Nom de naissance George Walker Bush
Date de naissance 6 juillet 1946 (73 ans)
Lieu de naissance New Haven (Connecticut, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Père George H. W. Bush
Mère Barbara Pierce
Conjoint Laura Bush
Enfants Barbara Pierce Bush et Jenna Welch Hager
Diplômé de Université Yale, Harvard Business School
Profession Homme d'affaires
Religion Méthodisme
Résidence Crawford (Texas, États-Unis)

https://fr.wikipedia.org/wiki/George_W._Bush

George Walker Bush, né le 6 juillet 1946 à New Haven (Connecticut), fils de George H. W. Bush et de sa femme, née Barbara Pierce, est un homme d'État américain, 43e président des États-Unis, en fonction du 20 janvier 2001 au 20 janvier 2009.

Membre du Parti républicain, il est élu à deux reprises gouverneur du Texas en 1994 puis 1998. Candidat à l'élection présidentielle de 2000, il l'emporte face au démocrate Al Gore à l'issue d'une rude bataille. Il est élu président pour un second mandat le 2 novembre 2004.

Sa présidence est notamment marquée par les attentats du 11 septembre 2001, par la politique internationale dite de « guerre contre le terrorisme », par les guerres d'Afghanistan et d'Irak, par l'adoption par le Congrès des États-Unis de l'USA PATRIOT Act et la création du département de la sécurité intérieure, puis par la crise des subprimes et le plan Paulson mis en place pour faire face à la crise financière de 2008 à la fin de son mandat.

Aîné d'une famille de six enfants, George W. Bush naît la première année du baby boom à New Haven, dans le Connecticut. Il a deux sœurs, dont une décédée quand elle avait trois ans à la suite d'une opération pour traiter sa leucémie ayant mal tourné, et trois frères, dont John Ellis Bush (« Jeb ») qui naît sept ans après lui.

La famille Bush emménage en 1959 à Houston où le père a déménagé sa prospère compagnie pétrolière.

Durant son enfance George W. Bush est envoyé au pensionnat pour garçons de la Phillips Academy à Andover, au Massachusetts, considéré à l'époque comme la « plus dure école privée d'Amérique » par le Time Magazine. Il est ensuite admis à l'université Yale, dont son grand-père était administrateur, pour poursuivre des études supérieures. Il obtiendra un Bachelor of Arts in History (licence d'histoire). Il est à l'époque membre d'une confrérie estudiantine secrète devenue célèbre par la suite : les Skull and Bones, comme son père George H. W. Bush (1948), son grand-père Prescott Bush (1917) et John Kerry, son futur rival à l'élection présidentielle de 2004.

Il fait son service militaire en s'engageant dans la Garde nationale aérienne du Colorado en 1968 où il devient pilote d'un F-102. Son unité est chargée de la défense aérienne du sud du pays et du golfe du Mexique. Lors de la campagne électorale de 2004, une controverse concerne cette affectation. En effet, la Garde nationale ne participa pas à la guerre du Viêt Nam et George Bush est critiqué pour y être entré afin d'éviter de participer à cette guerre.

Pendant son incorporation, il profite de ses congés pour participer à des campagnes électorales auprès de son père ou d'amis. Lorsque son service militaire se termine, après avoir été cependant refusé à la faculté de droit de l'université du Texas, le jeune Bush est admis à la prestigieuse Harvard Business School. Il y obtient son MBA en 1975.

Il se marie avec Laura Welch en 1977. Ils ont des jumelles, Barbara Pierce Bush et Jenna, nées en 1981.

En 1978, il se présente au Texas à l'élection pour la Chambre des représentants mais avec 47 % des voix, il est battu par le représentant sortant, Kent Hance, son adversaire du Parti démocrate.

Il commence alors sa carrière dans l'industrie du pétrole avec la création de Arbusto Energy (« arbusto » signifie « bush » [« buisson »] en espagnol), une entreprise de recherche de pétrole et de gaz. Parmi ses associés, figure James Reynolds Bath, qui a été accusé d'agir dans cette opération comme prête-nom de la famille Ben Laden et de Khalid Bin Mahfouz, avec lesquels il est en affaires au Texas. Cette entreprise doit faire face à la crise en 1979 et, après l'avoir renommée Bush Exploration, George W. Bush la revend en 1984 à Spectrum 7, un de ses concurrents texans dont il prend la tête. Spectrum 7 connaît à son tour des difficultés financières et est rachetée en 1986 par Harken Corp. George W. Bush reste au conseil. Dès 1987, Harken est au bord de la faillite et est renflouée par un prêt de la BCCI (Bank of Credit and Commerce International) et une participation au capital d'un Saoudien. En 1990, une concession importante lui est octroyée par l'émir de Bahreïn, dont le frère siège à la BCCI. Peu après, George W. Bush revend ses actions avec une confortable plus-value, une semaine avant qu'Harken n'annonce des pertes record et dévisse en bourse. De 1983 à 1992, il fait partie du directoire de la société de productions cinématographiques Silver Screen Partners, détenue par Roland W. Betts, un ami et ancien confrère d'université. De 1989 à 1993, il est un des administrateurs de Caterair International que le groupe Carlyle vient de racheter.

Après avoir travaillé sur la campagne victorieuse de son père, en 1988, il rassemble de proches amis et achète les Rangers du Texas, une équipe de la Major League Baseball, en 1989. Il en est managing general partner jusqu'en 1994.

Il est domicilié à Crawford, où il possède un ranch dans lequel il passe ses vacances.

George W. Bush a eu des problèmes d'alcoolisme et de drogue jusqu'à l'âge de quarante ans, problèmes qu'il finit par résoudre en 1986 en puisant dans la foi chrétienne d'un «Born Again Christian» c’est-à-dire d'un chrétien qui est « né de nouveau », en référence à la parole de Jésus à Nicodème (évangile de Jean 3.3) : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ». Élevé par des épiscopaliens, les plus proches des anglicans, George W. Bush est en réalité un chrétien, de culture protestante et de type évangélique, pour qui la conversion individuelle passe par l’acceptation de Jésus comme un sauveur qui favorise une transformation de la vie de ceux qui croient en lui.

C'est au Texas, qu'il a rejoint plus particulièrement les presbytériens, des calvinistes purs et durs. Il affirme que c'est la foi et sa femme, une méthodiste ralliant son courant, qui l'ont aidé à sortir de l'alcoolisme. Questionné au cours d’un débat sur son philosophe ou penseur préféré, il déclare que c'est « le Christ » « parce qu’il a changé » son cœur.

Quand il était gouverneur du Texas, ses convictions religieuses ont parfois influencé ses activités politiques. Par exemple, il a financé avec des fonds publics une agence religieuse chargée de trouver un emploi à des chômeurs, par la rencontre avec Jésus-Christ.

Il a été soutenu dans ses campagnes électorales par des chrétiens évangéliques. Il a conquis plus de 50 % de ses suffrages de l'électorat catholique en 2004 et remporté l'élection contre un candidat pourtant issu de cette communauté.

Une fois à la Maison-Blanche, George W. Bush a imprimé la foi religieuse au cœur du travail gouvernemental, en instituant notamment une séance régulière d’étude de la Bible et des prières au début de chaque Conseil des ministres.

Des événements tels que ceux du 11 septembre et de la catastrophe de La Nouvelle-Orléans apparaissent, pour lui, dans sa perspective mystique, comme des faits pouvant être analysés sur le plan religieux. L'expression « combattre l'axe du mal », mot d'ordre de sa politique internationale contre le terrorisme après les évènements du 11 septembre, l'illustre.

La connaissance de l'espagnol a été un atout précieux pour Bush au cours de sa carrière politique, notamment pour séduire une partie de l'électorat hispanophone au Texas puis au niveau fédéral.

Sa pratique souvent approximative de l'anglais, accumulant « erreurs et maladresses d'expression labellisées bushisme par la presse américaine» a été régulièrement brocardée de par le monde, et a alimenté de nombreux commentaires ironiques. Selon Mark Crispin Miller, professeur de communication à la New York University, ces distorsions de langage étaient particulièrement grossières lorsque le président ne disait pas la vérité ou cherchait à faire preuve de compassion alors que lorsqu'il croyait à ce qu'il disait, il parlait parfaitement bien.

La connaissance de l'espagnol a été un atout précieux pour Bush au cours de sa carrière politique, notamment pour séduire une partie de l'électorat hispanophone au Texas puis au niveau fédéral.

Sa pratique souvent approximative de l'anglais, accumulant « erreurs et maladresses d'expression labellisées bushisme par la presse américaine» a été régulièrement brocardée de par le monde, et a alimenté de nombreux commentaires ironiques. Selon Mark Crispin Miller, professeur de communication à la New York University, ces distorsions de langage étaient particulièrement grossières lorsque le président ne disait pas la vérité ou cherchait à faire preuve de compassion alors que lorsqu'il croyait à ce qu'il disait, il parlait parfaitement bien.

Bush est élu en 1994 gouverneur du Texas avec 53 % des suffrages contre 47 % à Ann Richards, la populaire démocrate et gouverneur sortante. Il est alors le deuxième gouverneur républicain du Texas depuis 1877. En 1998, il est réélu avec 69 % des voix.

Une de ses premières décisions concerne la construction d'un stade de hockey à Dallas, qui pourrait accueillir l'équipe de hockey sur glace des Stars de Dallas, que possède un des contributeurs de sa campagne, Thomas Hicks. Un an après cette construction, Hicks rachète l'équipe de baseball des Texas Rangers, à trois fois le prix payé par Bush et ses partenaires en 1989. Thomas Hicks a été nommé par Bush à la tête de l'organisme chargé de gérer les fonds de l'université du Texas, de l'ordre de 13 milliards de dollars, et en a placé une partie dans le groupe Carlyle. C'est à la même époque que le groupe Ben Laden a pris une participation dans Carlyle, qu'il sera forcé de vendre en octobre 2001. Mais l'avocat des Bush, James Baker, devenu associé en 1993, y reste encore quelques années.

Sa politique est très remarquée en Europe pour l'utilisation de la peine de mort, 153 exécutions ont en effet lieu durant son mandat de gouverneur.

Il manœuvre habilement avec les élus démocrates, majoritaires au Congrès local, si bien qu'une part d'entre eux se rallieront à lui lors de sa campagne présidentielle de 2000, alors qu'il s'est déjà posé comme candidat adverse.

Scrutins présidentiels

Élection présidentielle de 2000

Après s'être imposé avec difficulté lors des primaires contre John McCain, le sénateur de l'Arizona, George W. Bush axe sa campagne sur les affaires intérieures du pays, proposant notamment d’abaisser substantiellement le niveau d’engagement extérieur des États-Unis, conformément à la tradition isolationniste du parti républicain.

Durant cette campagne, Bush s'entoure d'experts politiques comme Karl Rove (un ami de la famille et stratège confirmé en campagne électorale), Karen Hughes, une conseillère du Texas ou encore Dick Cheney, ancien secrétaire à la Défense, qu'il choisit comme candidat à la vice-présidence.

Au soir des élections, Gore devance Bush de près de 550 000 voix au niveau national mais les deux candidats sont au coude à coude au niveau des États et des grands électeurs lesquels élisent le président. Les résultats sont si serrés dans certains États, comme le Nouveau-Mexique et la Floride, qu’il faut parfois mettre en place un second décompte. Des défauts et ambiguïtés dans certains formulaires de vote provoquent des disputes dans des bureaux de votes, en particulier en Floride où l'écart n'est que d'une centaine de voix, et où plusieurs milliers de bulletins sont déclarés invalides.

Au Nouveau-Mexique, après avoir été déclaré vainqueur avec dix mille voix d'avance, un nouveau recomptage voit l'avance d'Al Gore fondre à trois cents voix. En Floride, certains bureaux de votes sont officiellement fermés pour irrégularités. Le décompte des voix est long car un recomptage méthodique est ordonné en particulier dans trois comtés litigieux, mais à la fin de celui-ci George Bush est encore gagnant avec environ 1 500 voix d'avance.

Les avocats d'Al Gore obtiennent cependant de la cour suprême de Floride (dont six juges sur sept sont démocrates) un nouveau recomptage manuel dans trois comtés, ceux de Miami-Dade, Palm Beach et Broward. Ce faisant, la cour de Floride dépasse ses compétences judiciaires et réécrit le code électoral ce qui sera immédiatement contesté devant la Cour suprême des États-Unis par les avocats de George W. Bush, d'autant plus que les trois comtés litigieux sont majoritairement dominés par les démocrates et sont les plus aptes à apporter à Al Gore une réserve de voix suffisante pour le faire élire.

Après un premier avertissement à la Cour suprême de Floride sur le dépassement de ses prérogatives et son empiètement sur le domaine législatif, la Cour suprême des États-Unis (dont sept juges sur neuf ont été nommés par des présidents républicains) finit par annuler par l'arrêt Bush v. Gore l'ultime recomptage manuel des voix en Floride, jugé illégal par cinq voix contre quatre alors que seul le comté de Miami-Dade n'a pas fini de procéder au recomptage manuel et qu'Al Gore est toujours devancé de plus d'une centaine de voix. Et c'est ainsi que George W. Bush est finalement désigné président des États-Unis par la Cour suprême, de justesse, grâce aux voix de Floride qui lui permettent d'obtenir les suffrages de 271 grands électeurs contre 266 à Al Gore. Le résultat officiel final est donc de 50 459 211 voix pour Bush (47,9 %), 51 003 894 pour Gore (48,4 %), Ralph Nader (écologiste) en obtient 2 834 410 (2,7 %) et Patrick Buchanan (Reform Party) 446 743 (0,4 %). Douze autres candidats obtinrent également des voix (en tout 0,6 %).

À aucun moment, Al Gore n'a réussi à devancer George Bush lors des recomptages de Floride. En mars 2001, un consortium de plusieurs journaux américains font effectuer à leurs frais un recomptage des bulletins dans les trois comtés clés, mais aussi dans toute la Floride. Selon les différentes hypothèses envisagées, leurs conclusions furent que si la Cour n'avait pas interrompu le recomptage manuel, George Bush aurait quand même gagné l'élection ou l'aurait perdue de trois voix dans une seule hypothèse face à Al Gore.

Ce n'est pas la première fois dans l'histoire du pays qu'un président est investi avec moins de voix que son adversaire au niveau national. Au xixe siècle, Rutherford B. Hayes et Benjamin Harrison ont été aussi élus avec moins de voix que leur adversaire. John Fitzgerald Kennedy a gagné contre Richard Nixon en 1960 avec 120 000 voix d'avance, mais cette élection, peu glorieuse pour le parti démocrate, fut entachée de fraude par l'achat de grands électeurs dans deux États avec l'appui de la mafia dont les liens avec les Kennedy sont de notoriété publique.

Le 29 octobre 2002, Bush signa un projet de loi du Congrès, intitulé le Help America Vote Act of 2002, afin de généraliser l’utilisation des machines pour enregistrer les votes.

Il est le deuxième fils de président élu de l'histoire américaine, après John Quincy Adams, fils du président John Adams, l'un des pères fondateurs de la nation.

Réélection de 2004

Lors de l'élection présidentielle de 2004, George W. Bush est opposé au sénateur démocrate John Kerry. Tout d'abord à la traîne dans les sondages, il profite du manque de dynamisme de son adversaire pour prendre une avance importante, avec une argumentation fondée sur le manque de constance politique du sénateur. Ce dernier surprend cependant le public lors du premier débat télévisé, attaquant frontalement le président sur la « colossale erreur » de la guerre en Irak : la campagne est relancée. Lors des deux débats suivants, les candidats s'affrontent sans que l'un des deux prenne réellement l'avantage. Le scrutin se présente une fois de plus comme étant très serré et c'est George W. Bush qui est réélu lors du vote du 2 novembre 2004 avec un score historique de plus de 62 millions d'électeurs contre 59 millions à John Kerry lequel admet sa défaite dès le lendemain du scrutin. Le camp républicain remporte également une victoire historique dans les élections pour le renouvellement du Sénat et de la Chambre des représentants.

Le clivage entre les « États rouges » républicains et les « États bleus » démocrates est aussi tranché qu'en 2000 entre Bush et Gore.

Les villes intellectuelles du Nord-Est et du Nord comme Boston, New York et Chicago, les villes de la côte ouest comme San Francisco, Los Angeles et Seattle, qui représentent les États ayant les plus fortes concentrations de population, s'ancrent dans le camp démocrate. En réalité, les 32 villes de plus de 500 000 habitants que comptent les États-Unis ont presque toutes voté démocrate alors que la majorité d’entre elles se trouvent cependant dans des États républicains (Atlanta, Miami, Las Vegas, La Nouvelle-Orléans).

C'est en termes de comtés que l'avantage bascule nettement et largement vers les républicains. Les trois quarts des comtés américains ont voté pour Bush et seuls ceux des États de la Nouvelle-Angleterre et d'Hawaï ont voté majoritairement pour John Kerry. Ainsi, 54 des 67 comtés de Pennsylvanie ont voté pour George W. Bush mais l'État a été remporté de justesse par Kerry grâce à ses scores dans les deux grandes villes de Pittsburgh et Philadelphie. Les démocrates auraient aussi pu perdre les États de l’Illinois, du Michigan, de Washington D.C. et du Wisconsin s’ils n'avaient pas bénéficié de leur énorme majorité à Chicago, Détroit, Seattle ou Milwaukee. À l'inverse, les électeurs de San Diego en Californie choisissent George W. Bush dans un État « pro-Kerry ».

Cette opposition géo-politique s'explique notamment par le profil sociologique des habitants de la plupart des grandes villes qui correspond ainsi à celui de l'électeur démocrate traditionnel (prépondérance des célibataires, des femmes, et des minorités ethniques) alors que la sociologie des banlieues (le borough de Staten Island à New York ou le comté d'Orange près de Los Angeles par exemple) et des villes rurales (Charleston en Caroline du Sud) correspond à celui de l'électeur républicain (hommes blancs, couples mariés avec enfants).

Le résultat définitif de l'élection est le suivant : George W. Bush obtient 62 041 268 voix (50,7 %) contre 59 028 548 à John Kerry (48,3 %), 463 635 à Ralph Nader (0,4 %) et 397 157 à Michal Badnarik (libertarien, 0,3 %). Les autres candidats recueillent ensemble 365 170 suffrages (0,3 %). Les grands électeurs se répartissent ainsi : 286 pour George W. Bush, 251 pour John Kerry et 1 pour John Edwards, le colistier de John Kerry.

En raison de la plus forte participation électorale, George W. Bush et John Kerry ont l'un et l'autre établi des records en ce qui concerne le nombre de voix recueillies. George Bush est passé de 50,4 à 62 millions (gain de 11,6 millions), John Kerry par rapport à Al Gore a gagné 8 millions de voix (de 51 à 59 millions). Ralph Nader s'est effondré, passant de 2,9 à 0,46 million.

George W. Bush est lié aux franges les plus conservatrices du Parti républicain. Dès le début de son mandat, il bénéficie d'une majorité républicaine au Congrès des États-Unis. Bien que momentanément fragilisé en 2001 au Sénat par la défection du sénateur James Jeffords (Vermont), il renforce cette majorité dans les deux chambres lors des élections au Congrès de novembre 2002 et novembre 2004 avant de finalement la perdre simultanément dans les deux chambres lors des élections de mi-mandat de novembre 2006.

George W. Bush est en faveur de la peine de mort comme 66 % de ses compatriotes et 80 % des Texans. Il juge que cette peine est dissuasive.

Le 19 juillet 2005, George W. Bush procède à sa première nomination de juge à la Cour suprême des États-Unis afin de remplacer le juge Sandra Day O'Connor. Son choix se porte sur John Roberts, un juge de la Cour d'appel fédérale de Washington et républicain modéré, âgé d'à peine 50 ans.

Le 5 septembre 2005, Bush nomme John Roberts à la présidence de la Cour suprême, à la suite du décès de l'ancien titulaire du poste, William Rehnquist, survenue le 3 septembre 2005.

Le 3 octobre 2005, c'est dans un second temps Harriet Miers, sa chef des services juridiques de la Maison Blanche, qu'il désigne pour remplacer Sandra Day O'Connor à la Cour suprême des États-Unis mais le 27 octobre, il doit annoncer le retrait de cette nomination à la suite des très nombreuses critiques de l'aile la plus à droite du parti républicain.

Le 31 octobre 2005, Samuel Alito est son troisième choix pour succéder à Sandra O'Connor. Il est confirmé par le Sénat le 31 janvier 2006.

À la fin de son mandat, George W. Bush aura également fait un usage très modéré de sa prérogative d'accorder une grâce présidentielle. Il aura ainsi prononcé 190 grâces et 11 commutations alors que son prédécesseur en avait accordé 459 et Harry Truman 2031, le record absolu.

L'une de ses premières décisions dans ce domaine est le retrait des États-Unis du protocole de Kyoto. Bill Clinton avait échoué à faire ratifier ce protocole par le Sénat et son retrait définitif par Bush participe à son impopularité en Europe. Le 30 juillet 2005, les États-Unis signent un accord moins contraignant dit du groupe Asie-Pacifique avec la Chine, l'Australie, l'Inde, le Japon et la Corée du Sud sur le climat auquel s'est joint le Canada le 24 septembre 2007 dans ce qui est devenu en 2006 le Partenariat Asie-Pacifique sur le développement propre et le climat (Asia-Pacific Partnership on Clean Development and Climate), basé sur des cibles volontaires et sur des objectifs de réduction à long terme.

En 2002 et 2003, George W. Bush fait voter des lois permettant l’exploitation des ressources naturelles souterraines des forêts des parcs naturels. Lors des incendies liés à la sécheresse planétaire de l’été 2003, il met en avant le besoin de déboiser davantage pour des raisons de sécurité. En novembre 2005, la Chambre des représentants renonce à voter le projet d'exploitation pétrolière dans un territoire protégé de l'Alaska et fait retirer du budget des projets d'exploitation pétrolière dans des secteurs protégés par un moratoire.

Il modifie le Clean Air Act, texte sur le contrôle de la pollution de l'air, afin de le rendre moins strict.

En juin 2006, c'est après avoir visionné le film de Jean-Michel Cousteau Voyage to Kure que le président Bush fait classer les îles du nord-ouest de l'archipel d'Hawaï comme monument national américain. Ces îles constituent alors la plus grande zone marine protégée du monde à l'abri de la pêche commerciale. D'une superficie de plus de 350 000 km2, ce nouveau monument national s'étire sur près de 2 300 km, comprend une dizaine d'îles inhabitées ainsi qu'une centaine d'atolls et abrite également de nombreuses espèces en danger. Ce faisant, il a enjoint au Congrès de passer des lois sur le contrôle des pêcheries et le développement de l'aquaculture qualifiant la surpêche de « nuisible à notre pays et nuisible au monde ».

Lors de son discours sur l'état de l'Union de janvier 2007, il annonce un plan de réduction de la consommation d'essence de 20 % au cours des dix prochaines années. En vertu de l'initiative présidentielle, les émissions annuelles de gaz carbonique résultant de la circulation automobile aux États-Unis diminueraient de 10 % d'ici à 2017. Cette réduction s'ajouterait au plan déjà en place de réduction de l'intensité des gaz à effet de serre de l'économie américaine de 18 % d'ici à 2012.

Le 6 janvier 2009, le président Bush désigne trois « monuments nationaux marins » dans l'océan Pacifique d'une superficie totale de plus de 505 000 km2. Il s'agit de protéger les fonds sous-marins de la fosse des Mariannes, de l'atoll Rose et des îles mineures éloignées des États-Unis couvrant le récif Kingman, les atolls Palmyra et Johnston ainsi que des îles Howland, Baker, Jarvis et Wake.

Le gouvernement Bush, premier comme second mandat, est le plus ouvert aux minorités ethniques que ne l'a jamais été jusque-là un gouvernement américain :

  • Colin Powell est le premier Afro-Américain (New-Yorkais d'origine jamaïcaine) à occuper le poste de secrétaire d'État ;
  • Condoleezza Rice est la première femme afro-américaine à occuper ce poste en 2005, après avoir été la première femme afro-américaine conseillère à la sécurité nationale ;
  • Elaine Chao est la première femme asiatique (née à Taïwan) membre du gouvernement américain ;
  • Alberto Gonzales, est en 2005 le premier Hispanique (Texan d'origine mexicaine) au poste aussi élevé que celui de procureur général ;
  • Outre ces personnalités, il faut rappeler la présence au gouvernement de Norman Mineta, Californien d'origine japonaise et démocrate déjà en poste dans l'administration Clinton qui fut secrétaire aux Transports, ainsi que Rod Paige, afro-américain et secrétaire à l'Éducation ;
  • En 2003, Bush fait personnellement pression sur Trent Lott, le chef de file républicain au Sénat, pour qu'il démissionne à la suite de ses déclarations nostalgiques de la ségrégation raciale, prononcées lors d'un hommage à l'ancien candidat à l'élection présidentielle de 1948, le sénateur centenaire ex-démocrate Strom Thurmond.

En 2006, il se prononce tout à la fois pour la régularisation des clandestins présents sur le territoire américain (11 millions de personnes selon certaines estimations) et l'envoi de 6 000 gardes nationaux pour contrer l'immigration illégale à la frontière mexicaine. Il s'agit pour lui de rallier à son projet de réforme l'aile droite de son parti (très divisé) en durcissant la répression. Dans son discours télévisé du 15 mai 2006, il précise qu'il ne s'agit pas d'« amnistier » les clandestins mais d'instaurer un programme de travail temporaire pour les étrangers, insistant sur la maîtrise de l'anglais pour pouvoir prétendre à la citoyenneté. Cette tentative de régularisation massive a échoué en juillet 2007 devant le refus de ramener la question de l'immigration à l'ordre du jour au Congrès à la suite des dissensions des deux grands partis qui voulaient amender ce projet selon leurs points de vue divergents.

Le 15 janvier 2004, il lance dans sa Vision for Space Exploration le programme Constellation de développement d'un nouvel engin spatial (l'Orion devant remplacer la navette spatiale américaine et l'objectif d'un retour de l'Homme sur la Lune à la fin des années 2010.

Dans son discours annuel sur l'état de l'Union le 31 janvier 2006, George W. Bush a fixé comme objectif de réduire de 75 % la dépendance du pays au pétrole du Moyen-Orient d'ici 2025. Pour ce faire, il évoque le développement de toute une série d'énergies alternatives — solaire, éolienne (les États-Unis ont accru de 300 % la production d'électricité par ce moyen entre 2001 et 2007), charbon propre, nucléaire, hydrogène ou encore éthanol — allant jusqu'à encourager l'utilisation de voiture hybride. Le discours est reçu avec scepticisme car il vient d'un président lié à l'industrie du pétrole et les éditorialistes parlent de « promesses sans lendemain ». Le financement de celles-ci concernant notamment les nouvelles technologies est aussi mis en doute mais a été réaffirmé dans le cadre de loi de 2007 sur l'indépendance et la sécurité énergétique.

Le 20 février 2006, au nom de la sécurité nationale, il annonce que le pays doit recommencer à construire des centrales nucléaires d'ici la fin de la décennie afin de rompre avec une dépendance énergétique « pathologique » qui les rend « otages de nations étrangères qui peuvent ne pas les aimer ». Cette annonce intervient alors que les États-Unis n'ont plus construit de centrales nucléaires depuis les années 1970, lesquelles fournissent un peu plus de 20 % de l'électricité consommée par les Américains.

À cette occasion, une fois n'est pas coutume, il cite la France en exemple (laquelle produit 78 % de son électricité avec l'énergie nucléaire).

George W. Bush est un protestant méthodiste qui est parfois appelé « le premier président catholique américain » bien que John Fitzgerald Kennedy ait été le seul catholique titulaire du poste. Lors de sa campagne présidentielle de 2000, il s'était présenté comme un « conservateur compassionnel » et citait Jésus-Christ comme son philosophe préféré. Sa politique fut ainsi influencée d'une manière relativement importante par des considérations religieuses conservatrices.

C'est notamment pour des raisons religieuses que George W. Bush s'oppose à l'euthanasie, aux recherches sur les cellules souches à partir d'embryons humains et est formellement contre le mariage homosexuel. Il soutient des positions hostiles à l'avortement mais les plus conservateurs doutent de sa volonté de remettre en cause l'arrêt Roe v. Wade de 1973 qui avait légalisé le recours à l'IVG. C'est sous son mandat en 2003 que le Partial Birth Abortion Act, interdisant la technique de la procédure de dilatation et extraction intacte, est votée par le Congrès puis validée en avril 2007 par la Cour suprême des États-Unis par 5 voix contre 4. C'est la première fois depuis la décision Roe v. Wade de 1973 que la Cour suprême met un frein à l'avortement sur le plan national.

En revanche, il ne s'oppose pas à la peine de mort : selon George W. Bush, celle-ci « sauve des vies » en vertu de son « effet de dissuasion ».

Le 9 avril 2005, à la suite du décès de Jean-Paul II, George W. Bush est le premier président américain en exercice à assister à l'enterrement d'un pape. Il est alors accompagné de ses prédécesseurs Bill Clinton et George H. W. Bush.

Le 16 octobre 2007, en étant le premier président américain à apparaître en public avec le dalaï-lama, en le gratifiant de « symbole universel de paix et de tolérance » et que la médaille d'or du Congrès lui est remise, George Bush provoque l'indignation du gouvernement de Pékin qui voit en la personne du dalaï-lama un séparatiste en exil qui menace l'unité du pays, accusant également les États-Unis d'intervenir dans les affaires internes du pays.

Le 15 avril 2008, geste sans précédent aux États-Unis, George W. Bush et Laura Bush accueillirent le pape Benoît XVI à la descente de la passerelle de son avion, puis le reçurent à la Maison-Blanche aux côtés de 9 000 invités et donnèrent un diner officiel en son honneur. Le président américain justifia le traitement exceptionnel réservé à son hôte par le désir « d'honorer les convictions » de Benoît XVI sur le bien et le mal, la valeur sacrée de la vie humaine et le danger du « relativisme moral ».

Dès son élection en 2001, il nomme John Ashcroft, connu pour ses positions pro-life, comme Attorney General (procureur général des États-Unis). Il supprime les aides fédérales à des associations étrangères favorables à l'IVG et à la contraception. Pour faire face à la levée de boucliers consécutive, il confie à sa femme Laura Bush le soin de préciser que l'IVG aux États-Unis ne sera pas remise en question.

Des fonds d'aide humanitaire octroyés à des associations étrangères encourageant l'usage du préservatif ou venant en aide à des prostituées sont supprimés en faveur d'autres prônant l'abstinence dans le cadre de la lutte contre le Sida, y compris la stratégie ABC.

L'association homosexuelle républicaine Log Cabin Republicans se désolidarise de sa candidature lors de l'élection présidentielle de 2004 à cause notamment de son hostilité au mariage homosexuel, d'autant plus que Bush en soutient l'interdiction constitutionnelle. Lors des onze référendums locaux sur le sujet en novembre 2004, les électeurs ont refusé toute possibilité de mariage homosexuel.

George W. Bush se déclare favorable à l'enseignement du dessein intelligent dans les écoles, au côté de l'évolution darwinienne : « [...] avant tout, les décisions doivent être prises au niveau local, celui des districts scolaires, mais je pense que les deux parties doivent être enseignées correctement [...] Ainsi, les personnes peuvent comprendre de quoi retourne le débat ». [...] « Une partie de la mission de l’éducation est de présenter aux personnes les différentes écoles de pensée ». »

George W. Bush connaît une impopularité certaine en dehors de son pays, en particulier dans certains pays d'Europe et dans les pays arabes depuis la guerre d'Irak. Cette guerre entraîne également un regain de contestation de la politique du président au Moyen-Orient et au Proche-Orient.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la stratégie en matière de sécurité nationale fait de l'aide au développement l’un des trois piliers de la politique étrangère des États-Unis, aux côtés de la diplomatie et de la défense, cela étant une partie intégrante du soft power.

Après la chute de Saddam Hussein, la stratégie américaine, définie par Condoleezza Rice, est de « punir la France, ignorer l'Allemagne et pardonner à la Russie ».

En matière d'aide humanitaire, le président Bush a plus que doublé l'aide américaine au développement, qui est passée d'environ 10 milliards de dollars en l'an 2000 aux environs de 23 milliards de dollars en 2006.

Il annonce en 2002 la création du Millennium Challenge Account et son corollaire la Société du compte du millénaire (Millennium Challenge Corporation ou MCC) qui seront opérationnel en 2004; La MCC a conclu avec 16 pays des accords d'aide économique et de réduction de la pauvreté portant sur plus de 5,5 milliards de dollars en janvier 2008.

Il présente en 2003 le President's Emergency Plan for AIDS Relief pour lutter contre le SIDA à l'étranger (principalement en Afrique sub-saharienne) dont le budget initial de 15 milliards de dollars sur cinq ans fut monté à 18,3 milliards. En 2007, il propose de monter le budget pour les cinq prochaine année à 30 milliards.

Le gouvernement américain intervient au niveau d'un tiers du financement étatique du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme par le biais de ce programme.

Le volet prévention de celui-ci est principalement basé sur l'abstinence et en dernier ressort sur la prévention par la pratique du sexe sans risque via le préservatif. Cette politique est jugée par plusieurs associations de lutte contre le VIH comme contre-productive et mettant à l'écart des populations à haut risque comme les prostituées.

Lors du tremblement de terre du 26 décembre 2004 en Asie du Sud-Est, un groupe aéronaval et 16 500 militaires américains sont déployés dans la plus grande opération militaire d'aide humanitaire qui ait eu lieu jusqu'à présent.

L'administration Bush a augmenté l'aide humanitaire et au développement à l'Afrique : elle est passée de 1,4 milliard de dollars en 2001 à plus de 4 milliards en 2006. Divers programmes sur différents niveaux sont en cours dont l’Initiative du Président pour la lutte contre la malaria (President’s Malaria Initiative) lancé le 30 juin 2005 et dotée d’un fonds de 1,2 milliard de dollars pour une durée de cinq ans, la PMI a pour objectif de réduire de 50 % le taux de mortalité due au paludisme dans 15 pays africains en collaboration avec les autres programmes internationaux et l'Initiative en faveur de l'éducation en Afrique lancée en 2002 et qui doit assurer des bourses d'étude à 550 000 filles et former plus de 920 000 enseignants d'ici à 2010.

L'élection de Barack Obama en novembre 2008 fait entrer George W. Bush dans la dernière étape de sa présidence. La transition avec l'administration Obama s'achève le 20 janvier 2009, date de passation des pouvoirs au quarante-quatrième président des États-Unis. Lors des dernières conférences et discours de son mandat, prononcés en janvier 2009, Bush défend fermement sa présidence en parlant d'un « bilan bon et fort », rejetant les critiques sur sa gestion de la « guerre contre le terrorisme », l'Irak et l'économie. Il reconnaît toutefois quelques erreurs dont le déploiement de la bannière « mission accomplie » annonçant prématurément la fin des combats en Irak, le fait que l'on n'ait pas découvert d'armes de destruction massive en Irak et le scandale des abus dont sont victimes des détenus à la prison d'Abou Ghraïb. Il estime néanmoins que l'histoire sera son juge « une fois qu'un certain temps aura passé », comme c'est le cas pour Harry S. Truman, président impopulaire lorsqu'il quitte ses fonctions mais aujourd'hui admiré pour l'ensemble de sa politique durant la guerre froide.

Le 13 janvier, les membres démocrates de la commission de la Justice de la Chambre des représentants publient un rapport à charge de 486 pages sur les leçons et recommandations liées à la présidence de George W. Bush, recommandant la création d’une commission d’enquête officielle. Ces recommandations resteront sans suite faute de soutien des élus du Congrès et du gouvernement fédéral.

Dans sa dernière allocution télévisée, prononcée le 15 janvier 2009, cinq jours avant de quitter la Maison-Blanche, il défend de nouveau son bilan dans le domaine de la sécurité nationale, invoquant la création du département de la Sécurité intérieure, la transformation de l'armée, du Federal Bureau of Investigation, des services de renseignement — avec la création notamment du poste de directeur du renseignement national — et la mise en place de nouveaux instruments pour « surveiller les mouvements des terroristes, geler leurs avoirs financiers et déjouer leurs complots ». Il cite en exemple l'Afghanistan et l'Irak comme deux nouvelles démocraties, et explique sa philosophie en rendant hommage à son successeur.

Après la présidence

La présidence de George W. Bush s'achève le 20 janvier 2009 à 12 heures 00 (17h GMT). Après avoir assisté à la prestation de serment solennelle sur la Bible de son successeur, George W. Bush et sa femme Laura sont raccompagnés par Barack Obama et son épouse Michelle à un hélicoptère attendant devant le Capitole qui les amène à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland. L'ancien président remercie alors des dizaines de collaborateurs avant de s'envoler pour le Texas, à bord d'Air Force One, rebaptisé pour l'occasion « Special Air Mission 28000 », accompagné notamment de ses parents mais aussi de son ancien conseiller Karl Rove et de plusieurs anciens membres de son cabinet comme Alberto Gonzales, Margaret Spellings et Donald Evans. Arrivé à Midland, il est accueilli, au palais des Congrès Centennial Plaza, par 20 à 30 000 de ses partisans.

Résidant dorénavant dans son ranch de Crawford ou dans sa nouvelle résidence de la banlieue de Dallas, il se consacre à la création de sa bibliothèque présidentielle, la George W. Bush Presidential Library, dont l'inauguration a lieu en 2013 sur le campus de la Southern Methodist University, et à écrire un livre portant sur ses deux mandats.

Durant l'année 2009, il prononce plusieurs discours consacrés à sa vie à la présidence, notamment lors de conférences à Calgary, Toronto ou Montréal.

En janvier 2010, à la demande de Barack Obama, il accepte avec Bill Clinton de diriger le « Fonds Clinton-Bush pour Haïti », chargé de rassembler des moyens financiers qui permettront au plus vite d'aider les victimes du séisme qui dévaste Haïti durant la début d'année et de financer la reconstruction de l'île.

En mars suivant, George W. Bush bénéficie d'un regain d'intérêt de la part de la presse américaine suite à la baisse de popularité de Barack Obama. Ce regain d'intérêt tiendrait notamment au fait que l'administration Obama n'aurait fait qu'édulcorer certaines politiques ou pratiques de l'époque de l'administration Bush, bonnes ou mauvaises (la non fermeture de Guantanamo, la loi « No child left behind », l'exacerbation des divisions partisanes ou la décision de ne pas faire finalement juger les suspects de l'attentat du 11 septembre par un tribunal civil).

Son geste le plus remarqué en un an et demi après son départ de la présidence est son intervention le 5 mars 2010, auprès de David Cameron, chef du Parti conservateur britannique, pour tenter de le convaincre de faire signer par les Unionistes nord-irlandais l'accord transférant les pouvoirs de la justice et de la police locale de Londres à Belfast.

En novembre 2010, il publie ses mémoires, intitulés Decision Points (Instants décisifs en français) dans lesquels il évoque quatorze décisions majeures, notamment le Patriot Act mis en place à la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001, la guerre en Irak, l'ouragan Katrina ou la crise économique. Il révèle au passage avoir songé à remplacer Dick Cheney pour la vice-présidence lors de l'élection présidentielle de 2004, exprime le regret de ne pas avoir trouvé d'armes biologiques ou chimiques en Irak tout en légitimant sa décision de faire tomber Saddam Hussein et reconnaît avoir autorisé la méthode de la noyade simulée sur Khaled Cheikh Mohammed, un responsable d'Al Qaida.

Depuis son départ de la présidence, George W. Bush consacre une partie de son temps libre à la peinture, activité dont il dit retirer « la paix intérieure ». Il expose notamment ses œuvres à Dallas. Il peint entre autres des animaux, parmi lesquels son chien et son chat, mais fait également des portraits de dirigeants politiques qu'il a côtoyés, comme Vladimir Poutine.

Dans le documentaire L'Avocat de la terreur, Jacques Vergès, répondant à la question de savoir s'il aurait accepté de défendre Hitler, répond : « Hitler ? Mais, même Bush ! ».