On y est, pas de retour en arrière possible. Je ne m'imaginais pas cela comme ça. Je pensais à un grand bouleversement, un changement de vie complet, d'objectifs aussi. Je pensais que ça serait peut-être plus difficile, ou plus simple. Je savais pertinemment que les gens vont et viennent, qu'ils vous aiment et vous détestent tout comme nous le faisons. Je pensais que cela se ferait dans la paix, ou peut-être au contraire dans la haine. Je pensais savoir à quoi m'attendre après. Après quoi au juste? Je n'en ai aucune idée. C'était peut-être avant. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Peut-être que je pensais à avant et pas à après. Peut-être que ça n'étaient que des souvenirs; ou bien du désir, de l'espoir. En effet, je pensais peut-être seulement à ce que j'aurais aimé voir, vivre. Je n'étais peut-être que dans l'illusion et j'y suis certainement encore. D'ailleurs, pourquoi voudrais-je revenir à la réalité? Ce que j'entends à son propos ne donne pas envie d'y aller. Pourquoi quitter un monde paisible, idyllique et coloré, pour atterrir dans un monde de conflit, noir et monotone? Personnellement je ne le voudrais pas. Je pense même qu'il faudrait être fou pour le faire. Ou plutôt déprimé, parce qu'après tout la folie peut être positive, joyeuse et extrêmement coloré comme dans ces films ou les personnages se disent "au pays des bisounours". Je ne sais plus ce que je voulais vous dire. Mon but initial? Je n'en sais plus rien. Je vais donc retourner rêver à cette vie idyllique à laquelle j'accède si facilement. Comment? Je vais vous livrer mon secret puis retourner d'où je viens. Les livres. Oui oui, vous m'avez bien comprise. Les livres sont la clé, la clé de tout. Je retourne donc m'y promener et découvrir de nouveaux horizons.

Pour tous les rêveurs et rêveuses,
Cass