Promis juré que j’l’oublierai pas notre histoire. Même si toutes les étoiles une par une s’éteignaient dans le ciel, je continuerai d’écrire notre éternel. Elle est cinglante cette histoire; on y a jamais mis de points. Y a des tonnes de virgule, de double points; des chapitres tellement longs que le début me parait loin. Je ne compte même plus le nombre de parenthèses qu’elle possède; pour mettre en mode pause chacune de nos foutaises. Un jour, je la peindrai. Je rajouterai un peu de blanc, de rouge, de vert, de jaune ou de bleu, pour que d’un coup, l’ensemble ai l’air plus joyeux. Je rajouterai des nuages peints en gris sur la toile; car quoi qu’on dise, notre récit n’est pas irréprochable. Je poserai sur l’herbe peinte d’un coup vif du pinceau; toutes les fleurs colorées qui l’auront rendues plus beau. J’écrirai notre histoire sur le toit où l’on s’est rencontrés. Parce qu’importe les éléments perturbateurs que l’on a vu, il parait que le ciel peut guérir les pots cassés. Je la lirai à lune lors de mes insomnies. Je passerai par le balcon; accrocherait mes doigts à la gouttière et me hisserai sur les tuiles en murmurant sous la pluie. « Que je t’aime; mais que j’ai peur. Que je te désire; mais que je meurs, quand le soir quand le soleil s’endort, je sens les mots qui tombent par-dessus bord; l’aiguille qui pique mon coeur, la toile qui devient blanche et sans couleur. Et là au loin, y a cette étoile entre les branches du pommier; qui me dit dans un murmure que c’est pas pour rien qu’Ève et Adam ont été condamnés. Mais mon amour je compte finir d’écrire tous les chapitres. C’est pas juste en lisant un résumé que l’on peut décrire tout ce qui se cache dans un seul titre. Mon ange, que tu sois parti et que tu ne reviennes pas ; sache le, je ne t’en veux pas. Mais reviens quand même s’il te plait. J’te demande juste ça, c’est vraiment rien. Les astres attendent de savoir si l’on va se retrouver tout à la fin. ♕