Alors on est le 5 février. Toute la journée je me suis demandée si on était bien le 5, mais je n'ai pas pris le temps de vérifier.
Une francophone est tombée sur mon dernier article inutile, je me suis dis que c'était drôle, alors j'en refais un.
Je devrais finir mon anthologie mais je peux pas m'empêcher de faire une pause... J'ai du mal à me concentrer. J'ai choisis le Temps qui passe comme thème pour mon anthologie, mais j'aurais peut-être dû prendre le Silence. C'est plus original et je trouve que le silence est une chose importante à laquelle on ne prête pas assez attention.
Quand on y pense, le Silence est partout. Le Silence se glisse entre les sons, le Silence est une présence.
Je suis une personne souvent seule et qui parle peu, alors j'y pense beaucoup. Le Silence peut être tellement de choses. Il peut être réconfortant comme lourd et pesant. Personnellement, j'aime le Silence. Je... n'aime pas vraiment parler. Ce n'est pas un réflexe. Les mots se perdent trop facilement, les mots sont trop irréguliers. Certaines paroles s'encrent en nous comme des épines et nous blesse profondément, d'autres caressent notre conscience avant de s'envoler à jamais. J'ai peur de blesser, et je ne vois pas l'utilité de parler si personne ne retiendra ce que je dis, alors je ne parle pas.
Parfois j'aimerais être muette. Désolée si vous êtes muet et que c'est un handicap pour vous. J'imagine bien que ça ne doit pas être facile tout les jours. Mais cela me donnerait une excuse pour ne pas parler...
Les gens pensent que je suis /rude/ quand je ne parle pas. La vérité c'est que parfois, je dis Bonjour ou Merci dans ma tête, mais pas à voix haute. Est-ce que ça vous arrive aussi?
Parler est parfois une telle perte de temps et d'énergie...
J'espère que ce n'est pas trop long. Je n'ai pas envie que cet article soit trop long, déjà qu'il est vide.
Long et vide, comme les macaronis.
Qu'est-ce que je raconte?
Lecteur fantôme,

Au revoir

PS: Voilà un très court poème que j'ai glissé dans mon anthologie:

Je ne peux rien retenir,
Ni la lune ni la brise,
Ni la couleur rose et grise
D'un étang plein de dormir;
Ni l'amitié ni ma vie,
Ombre fuyante et pâlie
Dont je perds le souvenir.

Cécile Sauvage, Je ne peux rien retenir, Fumées, 1910