Remontant péniblement la rue, à contre-sens du vent tout s'arrêta soudainement.
Le silence emplit l'espace et je ne pus m'empêcher de m'arrêter.
Je pouvais entendre mon cœur affolé battre dans ma poitrine, attendant la rafale.
Elle se leva d'un coup et s'infiltra partout. Je n'entendais plus que le sifflement du vent dans la grande rue, l'air jouant avec mes cheveux. Une rafale s'invita dans mon cou et tenta de parvenir à mon ventre. Je la réprimais avec un sourire en rentrant ma tête dans mon écharpe. Elle s'appuya alors violemment contre mes jambes, imposant à mon corps de reculer puis remonta vers mon visage emportant presque mon téléphone avec. Je raffermis ma prise dessus. Je la suivais alors des yeux, descendant la route en jouant dans les feuilles des arbres, en faisant voler les journaux. J'en étais presque à ne plus exister devant une telle force. Elle aurait pu m'emporter si elle l'avait décidé. Et je n'aurais rien voulu faire.

24/09/2017
Dysnaë