Ce matin là, le ciel était couleur lagon et le soleil étendait ses rayons jusqu'au sol. Les gens eux, étaient vêtu de grisaille, leur humeur était cumulus et leurs yeux, des abysses.

Quand ils arrivèrent devant le bâtiment en pierre où la grande horloge au sommet du clocher sonnait les 7h00 du matin; la rosée tombait de leurs paupières et le soleil triomphait.

On prononça des paroles que certains n'écoutèrent pas tandis que d'autres y trouvaient une réflexion évidente de leur vie sur cette immense boule bleue et verte trainant dans l'espace.

Ensuite, ce fut le discours du meilleur ami. Il était clair que son humeur était loin d'être grise. Elle était couleur flaque d'eau, voire océan. Profonde et bleue. Triste.

Il articulait comme si chaque mot allaient retomber dans l'oubli dès qu'il serait lâché dans les airs. Il parlait de manière trop soutenue. Ça en devenait presque exagéré. Il n'était pas fait pour ça et la personne à sa gauche non plus. Ils étaient bien trop jeunes.

Lorsque les yeux de l'ami devinrent strato-cumulus, les gens se levèrent créant comme une vague de ténèbres. Sa mère le prit dans ses bras. Il avait promis. Il avait promis à la personne à sa gauche qu'il ne pleurerait pas sur son discours. Mais la personne à sa gauche était trop loin maintenant.

Au moment où ils le déposèrent sur le sol des profondeurs terreuses, on entendit les gens s'en aller. C'était fini.

La pluie de fleurs s'était arrêtée. Le garçon trop jeune s'assit. Son habit jaune était taché de ses larmes et de boue. Du jaune. Ça aussi c'était une promesse. Là où l'ombre régnait, le garçon à sa gauche et qui était maintenant profondément enfoui sous terre avait été la lumière. Maintenant c'était son tour d'illuminer le monde. Un monde sans lui.