Cela me fait peur,
J'en ai des sueurs,
rien que de repenser à cette idée.
Resillonner les villes de l'hexagone avec amertume,
trouvant au bout du voyage, du bitume.
Pour retomber dans ce tiroir de problèmes, d'argent, de solitude, de rumeurs.
Dans les rues je meurs ;
Retentant d'écrire l'histoire ; celle qui, sans que je ne cesse gomme.
Mais je fais tout comme.
Je sourie.
J'ai pas un sou, rit de moi si t'en as envie.
Retomber dans cette ville de rêve sordide.
Je viens danser et chanter pour toi.
Paname.
Des fois t'as pas d'âme.
Des fois tes leçons de vie me sont exemplaires. Je fais tout pour te plaire. Je te déteste et t'adore.
Tes scènes me font rêver. Mais horriblement, tu me les exhibes, sans que je puisse y toucher.
La mer du désespoir je ne sais pas y nager,
Donne-moi une mère fière. Qui espère. Et je te le revaudrais cher.
l'Océan Indien est, l'eau douce et fraîche, d'où je viens.
Toi et ta culture.
Habillée de sentiments naïfs, je me sens comme une raclure.
Comme je viens de loin j'oublie qui je suis
Qui je suis.
Qui je fuis.
Je retente une dernière chance.
Je vais l'affronter seule.
La vraie vie.
Je compte bien de décrocher la mâchoire
Si tu tente de me duper avec tes faux-espoirs.
Encore une fois.
J'ai pris mon temps.
J'ai réfléchis.
Requitter ceux que j'aime ; fais éclater mon coeur.
J'utiliserais le sang giclé sur les murs pour écrire une dernière fois mon nom sur tes monuments.
Mes maux, à nue, ne mentent pas sur l'intensité de mon acharnement.
J'ai remontée mon potentiomètre de courage.
Je ressort mon masque 'yòkai'
J'ai refais le tour des questions.
Je ne veux plus qu'on me dise 'non'.
Je ne veux pas qu'on me mente
Je ne veux pas mentir.
Donc tire-toi de mon chemin si tu me veux du mal.
Je veux remonter la pente.
L'artiste complet doit travailler, il doit se salir.
Seule. J'irais danser et chanter. Y'a-t-il une notice pour réussir ?
T'as pas envie de me donner le secret du succés. Avec un haut-parleur et le coeur en miette, c'est mon testament que je te ferais lire.
Ne viens pas m'emmerder.
Donc compte le nombre de syllabe pour me parler.
Car cette fois-ci je ne perdrais plus mon temps.
Ma famille est mon repère.
Loin d'elle j'ai les tripes à l'envers.
Mon rire c'est mes frères.
Paris,
La dernière fois que tu m'as vue j'étais perdue.
Désinhibée, cette fois-ci je compte bien te parler cru.
Toi et ton cher style de vie.
Je ne veux plus me retrouver sous l'eau à nouveau.
Pourtant c'est comme si je préparer le saut pour y plonger la tête la première.
Quelque chose dans tes lumières me disent qu'il faut juste que j'espère.
Mais tu continues
Tu me mets des barrières.
Paris,
J'ai pris mon temps.
Une seule erreur.
Et je repars.