Avant c'était les bruits des obus et des cris qui résonnaient,
Maintenant il n'y a plus aucun son. A leur époque ils chantaient et parlaient pour se donner du courage. Aujourd'hui le silence nous étouffe et plus personne n'ose parler.
Durant la guerre ils se battaient pour leurs convictions et ils étaient respectueux des régles, de nos jours, on vit dans un brouillard permanent, privé de savoir, perdu, sans savoir ce qui est mieux.Il n'y a plus de règles, notre existence se résume par la peur et l'attente. Une vie ça ? Je ne crois pas, tout comme cette guerre. Ce ne sont pas les bons mots, comment les qualifier ? Une survie, des combats pour des idéaux insensé, chacun avec leurs parties cachées. Y a t-il des bons ? Je n'en ai pas la certitude...
A l'heure où je vous parle je suis cachées avec quelques amis dans l'ancienne pièce étroite d'une maison désertées, dehors, les rues sont silencieuse, mais les combats ne ce sont pas arrêtés. Quelques fois des coups de feu brise ce silence, puis, tout s'éteint. La nuit est tombée dans ce monde rythmé seulement par des attentats, des braquages, des vols et des tueries. Et, quand tout devient sombre, ils se multiplient. Je suis effrayée, l 'horreur déforme mon visage. J'entends des pas accompagnés de cliquetis d'une arme. J'ai peur, mon cœur bat à 100 à l'heure.Ma main agrippe le bras de mon ami. Ces temps ci c'est chacun pour soi. L' individu pénètre dans la maison, scrutant autour de lui sans nous remarquer. Il s'approche lentement de nos provisions et les rassemble dans un sac poussiéreux .Ma meilleur amie s'empare de notre seul arme pour essayer de protéger l'essentiel de notre survie, puis, sors discrètement de notre cachette. Malheureusement l'individu l'aperçoit, et, n'ayant pas de quoi se battre, l'a poursuit et la pousse violemment au sol. Sa tête heurte le coin pointu de l'ancienne table, le choc lui est fatal. J'ai envie de hurler. Mon copain me retient fermement par la main. Je m'effondre et les larmes envahissent nos visages.Nous ne sommes plus que trois.
Soudain, le bruit d'une explosion m'assourdit, l'assassin de ma meilleur amie est à terre.
Un groupe de terroriste lui a succédé. Il ne reste plusqu'une seul solution, la fuite. Alors nous nous levons et nous courrons, nous courrons pour fuir l'enfer dans l'enfer, nous courrons pour échapper à une fin tragique, nous courrons exposés aux terroristes et aux survivants.Nous courrons mais mon amie chute. Une balle précise lui entaille la poitrine, sa respiration se coupe.Elle s'appelait Alice.
Nous ne somme plus que deux, il nous est impossible de rester.Il faut continuer cette course folle même sans savoir ou aller. Une fois le risque disparus, nous arrivons dans une immense forêt. A l'intérieur s'y trouve une serre. Curieux, nous y entrons. Au centre se trouve un large cube blanc avec un gigantesque bouton noir sur le dessus. Une bulle de protection entoure cet ensemble.Sans réfléchir mon copain essaye de franchir la bulle servant de bouclier mais une force surnaturel l'en empêche et le rejette brutalement au sol .Je pénètre à mon tour mais à ma grande surprise, elle n'oppose aucune résistance. Je scrute l'énorme bouton, je peux y lire trois mots gravés sur le côté « Un autre monde ». Soudain le gémissements faible de mon âme-sœur m'arrête à ma contemplation en me tendant le bras, il me fait signe de l'arrivé d'un autre groupe de terroriste.Tandis que je le ramène avec moi à l'intérieur de la bulle, le groupe s'invite dans la serre et jette ses bombes.Il est trop tard, je n'ai plus le temps de me poser des questions.Je regarde une dernière fois autour de moi, et, j'appuie précipitamment sur le bouton. Alors que je perds connaissance, le monde explose ne laissant que des grains de poussière emportés par le vent.
Je repris connaissance plus tard, je me remis debout, observant autour de moi le paysage dévasté. Il n'y avait plus rien, le vent faisait voler les seuls restes de mon massacre.J'avais tout détruit. A mes côtés, celui qui faisait battre mon cœur somnolait à demi-conscient. Je savais qu'avec lui on reconstruirait un autre monde, mais pas forcément meilleur.
Je pensais qu'il n'y aurais jamais totalement la paix malgré ça je gardais espoir, je savais qu'il faudrait tout recommencer mais qu'on en serait capable...
A ce moment je n'étais pas consciente que les remords de cette horrible décision me suivrait tout le reste de mon existence, je ne savais pas que malgré le fait d'avoir réussis à recrée un autre univers, je ne serais plus jamais totalement heureuse à cause de ce souvenir, car, en effet personne n'a le droit de massacrer des êtres vivants même si nous voulons créer un autre monde.