Je me noie dans les eaux profondes de mes sentiments ;
source de ma folie, du manque qui grouille dans mes entrailles ;
et jusque dans mes os, trésaille.
Je n'ai jamais aimé les montagnes russes.
Elles te soulèvent le cœur, si fort que l'air crie famine dans tes poumons.
Cela relate certainement du même sentiment que celui de la noyade et ce dernier sème le chaos dans mon être chaque nuit.
Et au petit matin je semble renaître de mes cendres,
celles que la tempête n'a pas emporté sur son passage.
Son visage
son sourire
et toutes ces petites manies qui font de lui ce qu'il est, bercent mes insomnies.
Il en est la cause.
De mes maux,
agréables et douloureux soient-ils.
Car l'amour est un mal.
On se rend compte de la réelle place qu'il occupe en nous lorsqu'il est menacé de disparaître ou bien qu'il vous a laissé seul,
vide de sens et de mots.
Alors j'écris pour ne pas oublier face à mes démons,
à mon trop pleins de haine.
La décadence est cette fausse allégorie qui rythme mes nuits de transe.
Je suis effrayée.
Par lui,
par son amour.
Pare que comment veux tu ne pas avoir peur si l'on te jette dans l'eau glacée alors que l'on ne t'as pas appris à nager ?
C'est la même chose.
Et pourtant, la peur n'est qu'un sentiment d'adrénaline qui peut se trouver plaisant.
Je suis effrayée.
D'aimer, ce qui rime en symbiose avec la peur de décevoir...
Et j'aime qu'il m'aime.
Et j'aime son sourire et ses éclats de rire.
Et j'aime aimer, parfois avec des mouvements de recul et des calculs.
Mais je l'aime lui et ses défauts imparfaitement parfaits.
J'ai peur
d'oublier.

Lorsque l'on meurt, oublie-t-on ?

Son bonheur représente la prunelle de mes yeux.
Mais que brillera-t-il dans mes iris si je pars ?

J'ai peur,
de ne plus le voir briller et de prendre sa place en devenant une étoile qui scintille.

©Eugénie(Morgen_stern_)