Et y avait tes mots sur ma peau
et ton souffle sur mes lèvres.
Tes larmes sur mes joues
et ma passion dans tes gestes.
Ta peau contre la mienne
et l'amour merdique des jours sombres.
C'était pas quelque chose de beau
d'exceptionnel ou de fragile.
Y avait comme un vide qu'on arrivait pas à combler,
on n'aurait pas su dire qui se servait de l'autre.
Et dans la cadence de nos corps
et la douceur du plaisir
tout se mélangeait,
plus rien n'existait.
La force désespérée de tes mains,
et la chaleur des miennes.
La montée aux anges si violente et si rapide.
Les sensations qui frissonnent
et le silence qui résonne.
L'adrénaline qui fou le camps,
la réalité qui rapplique et la porte qui claque.
Y avait comme une rengaine dans ma tête
et elle portait ton nom.
Elle parlait d'un désir glacial
et de nuit de solitude,
elle parlait de bonheur consumé
et de cigarettes partagées.
De corps qui se mélangent
et de sentiments sur le banc de touche.
De tes yeux,
de ta voix,
du goût de tes lèvres,
de ton habitude de t'enfuir.
Y avait comme une rengaine dans ma tête
et elle disparaissait en même temps que toi tu t'en allais.

Marion Baque